NON A LA ZDE DES AVANT-MONTS

NON A L'EOLIEN INDUSTRIEL
DANS LE PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT LANGUEDOC


Membre du Collectif "Toutes nos Energies" Hérault / Tarn


L'association HURLEVENT est composée de citoyens soucieux de la préservation de leur environnement, de leur cadre de vie et de l'héritage qu'ils laisseront aux futures générations.
En aucun cas, elle ne dépend de partis politiques, pas plus que d'organisations syndicales ou autres, ni même d'entreprises (publiques ou privées).
Elle invite tous les citoyens qui se sentent concernés à la rejoindre.


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LE DOSSIER DE ZDE DES AVANT-MONTS EST EN PREFECTURE DEPUIS 20/03/2009


NOUVEAUTES / ACTUALITE

Les lettres de mise en garde à destination du président de la Communauté de communes d'Olargues, sont disponibles à la rubrique "COMMENT NOUS AIDER"
Signez et renvoyez à l'association une lettre de mise en garde nous nous chargerons de l'adresser aprés copie à la Communauté de communes.


 
LE JOURNAL HURLEVENT 4 EST DISPONIBLE SUR NOTRE SITE RUBRIQUE "LES DOCUMENTS A DIFFUSER"

 

Mardi 20 janvier 2009 la Communauté de communes Orb/Jaur (mandatée par la communauté de communes du Saint-Ponais et les communes de Ferrières-Poussarou, Olargues et Saint-Etienne d’Albagnan) a transmis le dossier de demande de création de Zone De Développement Eolien des Avant-monts (ZDE) à la préfecture de l’Hérault pour instruction


LE TUBE DE L'ETE DES HAUTS CANTONS

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BILLET D'HUMEUR

Le JOURNAL N°4 de décembre 2009 est disponible
RUBRIQUE "DOCUMENTS A DIFFUSER"

 
LE DOSSIER DE ZDE DES AVANT-MONTS A ETE ENVOYE EN PREFECTURE LE 20/01/2009
 

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Retrouvez les billets d'humeurs précédents dans la rubrique "Nos billets d'humeurs "

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DOCUMENTS AUDIO

CONFERENCE - DEBAT
Haut Languedoc 
Parc nature ou Parc éolien industriel ?
Mardi 22 décembre 2009 à 20 h 30
PALAIS DES CONGRÈS DE MAZAMET
Organisée par le Collectif TOUTES NOS ÉNERGIES dont l'association HURLEVENT est membre

Intervention de Jean-Louis BUTRÉ - Président de la Fédération Environnement Durable

Ecoute de la première partie
Ecoute de la deuxième partie
Ecoute de la troisième partie

Téléchargement fichier audio JL Bultré première partie
Téléchargement fichier audio JL Bultré deuxième partie
Téléchargement fichier audio JL Bultré troisième partie

Intervention de Yves VÉRILHAC - Ancien Directeur du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche

Ecoute de la première partie
Ecoute de la deuxième partie
Ecoute de la troisème partie

Téléchargement fichier audio Y Vérilhac première partie
Téléchargement fichier audio Y Vérilhac deuxième partie
Téléchargement fichier audio Y Vérilhac troisième partie

Bientôt la vidéo de la conférence et du débat disponible sur notre site

Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 01:19

PARIS (AFP) - Le gestionnaire du réseau français de transport d'électricité RTE prévoit un doublement de la production française d'électricité d'origine éolienne en 2010, selon une étude reçue mercredi.

Au 31 mai, la puissance installée de production d'électricité d'origine éolienne en France représentait 2.500 mégawatts (MW), précise RTE.

RTE estime que cette puissance devrait atteindre 5.000 MW en 2010, et 7.000 MW en 2012. Elle atteindra 17.000 MW en 2015 puis 20.000 MW en 2020, selon les prévisions d'investissements du gouvernement.

Début 2005, la France produisait moins de 400 MW d'électricité éolienne.

20.000 MW d'éolien équivaut à 4.000 MW de production d'électricité à partir de sources d'énergie thermiques (gaz, charbon), estime RTE.

La France reste cependant loin derrière l'Allemagne, qui disposait en 2007 d'une puissance installée en éolien de 22.200 MW, et l'Espagne, avec 15.100 MW, selon RTE.

En 2007, la productibilité des éoliennes, soit l'énergie effectivement produite rapportée à l'énergie maximale théoriquement productible, a varié chaque mois entre 10 et 35%, et atteint une moyenne annuelle de 24%, en raison surtout de "l'intermittence des conditions de vent".

RTE juge cependant "limitées" les capacités d'accueil de cette électricité éolienne des lignes à haute tension, qui représentent entre 6.000 et 7.000 MW.

Pour accueillir sur son réseau 20.000 MW d'éolien, RTE estime qu'il faudra investir environ 1 milliard d'euros, dont 500 millions d'euros d'ici à 2010-2012, puis 500 millions d'euros de 2010-2012 à 2020.

Par Association HURLEVENT - Publié dans : LES INDUSTRIELS
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Samedi 5 juillet 2008 6 05 /07 /Juil /2008 23:16
"C'est l'intelligence qui nous permet de différer le bénéfice immédiat  pour un plus grand bénéfice ultérieur."            
                                                                        
Albert Einstein
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 14:09
LE PROGRAMME "EOLIEN INDUSTRIEL FRANCAIS "SERT AVANT TOUT DE PARAVENT A LA POURSUITE DU PROGRAMME NUCLEAIRE.

HURLEVENT DENONCE DEPUIS PLUSIEURS MOIS L'ATTITUDE DE NOS ELUS LOCAUX , QUI EN CHOISISSANT L'OPTION GRAND EOLIEN INDUSTRIEL PARTICIPENT  AU SIMULACRE DE PROGRAMME D'ENERGIE RENOUVELABLE ET PAR LA MEME AU DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE NUCLEAIRE !

CHANGEONS DE POLITIQUE ENERGETIQUE ARRETONS DE TOUJOURS VOULOIR PRODUIRE PLUS !

Aujourd'hui Nicolas Sarkozy annonce la construction d'une deuxième centrale nucléaire.D'autre part, les Verts ont demandé de "stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique".
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi au Creusot (Saône-et-Loire) "la construction d'une deuxième centrale nucléaire EPR en France". "Et c'est vous qui construirez les pièces", a-t-il lancé aux ouvriers de l'aciérie Industeel Le Creuseot, filale d'ArcelorMittal.

Dans un communiqué, le groupe Areva a confirmé qu'il allait investir dans le site bourguignon pour la production de cuves d'EPR. Anne Lauvergeon, présidente du directoire d'Areva, et Aditya Mittal, directeur financier d'ArcelorMittal, ont signé en présence de M. Sarkozy un protocole d'accord pour augmenter la production d'Industeel. L'investissement entre 2008 et 2010 va permettre au site de faire passer sa production de lingots de 35.000 à 50.000 tonnes par an.

"Aujourd'hui, 80% des pièces nécessaires à la fabrication d'un EPR peuvent être réalisées au Creusot. Demain, 100% le seront, et notamment la fabrication des pièces de cuves", ajoute Areva qui précise qu'il va également investir dans sa filiale Creusot Forge pour continuer à développer sa production de pièces forgées destinées à la fabrication des composants des réacteurs nucléaires (cuve, générateur de vapeur, etc.).

L'annonce de M. Sarkozy a provoqué la colère des Verts qui ont rappelé "leur opposition la plus ferme et leur détermination à lutter contre la construction du réacteur nucléaire EPR, inutile, dangereux et coûteux" qui devrait coûter trois milliards d'euros.

Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, demande de "stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique". Pour elle, "le chantier finlandais se révèle un gouffre financier alors que le chantier de Flamanville accumule les retards techniques. Pourtant, le gouvernement s'entête dans l'impasse nucléaire quand les enjeux climatiques et la crise pétrolière nécessitent sobriété et efficacité énergétiques, et politique ambitieuse en matière d'énergies renouvelables".

SOURCE:
EITB
 http://www.eitb24.com/article/fr/B24_104028/international/FACE-COLERE-DES-VERTS-Sarkozy-annonce-construction-dune/

Par Association HURLEVENT - Publié dans : LES ELUS ET L'EOLIEN
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Mercredi 2 juillet 2008 3 02 /07 /Juil /2008 15:21

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Les Frères Maax

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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 21:45
Dans un arrêt du 13 mai 2008, la cour administrative d'appel de Bordeaux a annulé un arrêté du préfet de la Haute-Garonne du 11 août 2003, accordant à une société un permis de construire deux éoliennes d'une hauteur de 120 mètres. En effet, la cour estime que les éoliennes présentent des risques d'accident pour les personnes et les biens environnants.
Par le biais d’un arrêté du 11 août 2003 le préfet de la Haute-Garonne avait accordé à une société un permis de construire deux éoliennes d’une hauteur de 120 mètres. Cet arrêté a été contesté par la commune de Montferrand, qui a présenté une demande d’annulation de l’arrêté auprès du tribunal administratif de Toulouse. Le 23 mars 2006 le tribunal a rejeté la demande. Ainsi, le 19 mai 2006, la commune a demandé à la cour administrative d’appel de Bordeaux d’annuler le jugement du tribunal et l’arrêté préfectoral.

La cour a considéré que la commune de Montferrand avait un intérêt suffisant pour demander l’annulation du permis de construire car elle se trouve à moins d’un kilomètre de distance des deux éoliennes. En outre, les éoliennes se trouvent en situation de co-visibilité avec plusieurs monuments historiques situés dans le bourg.

La cour a rappelé que l’article R. 111-2 du Code de l’urbanisme prévoit qu'un permis de construire peut être refusé ou n'être délivré que sous certains conditions si les constructions projetées sont de nature à porter atteinte à la sécurité publique.

En effet, la cour estime que les éolienne présentent des risques d'accident pour les personnes et les biens notamment en cas de rupture du mât et de détachement de tout ou partie de la pale. Il y aurait également un risque de projection de fragments de pales pouvant aller jusqu'à 500 mètres, distance à laquelle est situé un hameau regroupant plusieurs habitations. Dès lors, la cour considère que "les emplacements retenus pour l'installation des deux éoliennes ne permettent pas, du fait de la proximité avec des constructions et de la topographie des lieux, de satisfaire aux exigences de sécurité publique prescrites par l'article R. 111-2 du Code de l'urbanisme" et annule l’arrêté et le jugement de la cour administrative de Toulouse.

Pour information, une proposition de loi, enregistrée à la présidence du Sénat le 17 mars 2008, tend à rendre obligatoire la consultation préalable des citoyens pour l’implantation d’éoliennes de grande hauteur (plus de 50 mètres). Pour rappel, le Conseil d’Etat a déjà affirmé que l’appréciation de légalité des permis de construire des éoliennes peut être différenciée en fonction des situations.

Source : Cour administrative d’appel de Bordeaux, 13 mai 2008, n° 06BX01050
Source JDLE :  Journal de l'Environnement



Par Association HURLEVENT - Publié dans : ARTICLES JURIDIQUE
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /Juin /2008 10:07
L'énergie électrique fournie par une éolienne est fortement variable au cours du temps. En effet, une éolienne ne délivre sa puissance maximale (dite encore nominale) que dans une fourchette de vitesses de vent assez restreinte : trop lent, le vent n'entraîne pas les pales assez vite, trop rapide, il les entraînerait trop vite et il faut réduire la vitesse de rotation (en faisant pivoter les pales).

Exemple ci-dessous pour une éolienne de 175 kW de puissance nominale.

Vitesse du vent (m/s) 8 10 12 14 16 18 20 22
Pour info : en Km/h 20,8 36 43,2 50,4 57,6 64,8 72 79,2
Pour info : en noeuds 15,6 19,4 23,4 27,2 31,1 35 38,9 42,8
Pour info : en Beaufort 4 5 6 7 7 8 8 9
Puissance délivrée (kW) 30 60 115 175 180 172 168 165

 
Voici, pour une autre éolienne (Jeumont 750 kW) la courbe de puissance délivrée en fonction de la vitesse du vent

Les éoliennes modernes ont certes des puissances unitaires qui peuvent aller jusqu'à 2,5 MW sur terre, et 5 MW en mer, mais cela ne change pas la manière dont la puissance est délivrée en fonction de la vitesse du vent. Or, cela semblera peut-être une évidence, le vent n'est constant ni en force ni en direction (ce deuxième point n'est pas sans importance car dans les champs d'éoliennes ces dernières ne sont pas placées aux sommets d'un maillage carré mais d'un maillage rectangulaire, le grand côté de la maille devant être dans le lit du vent dominant). On donne l'exemple ci-dessous de deux roses des vents pour des sites littoraux, donc particulièrement favorables a priori.

Explications pour interpréter les roses des vents ci-dessous.

La rose est représentée sur un fonds de cercles gradués qui représentent la probabilité d'avoir du vent d'une force et d'une orientation donnée. Chaque cercle représente 2% de probabilité.

Par exemple, à Batz, la probabilité d'avoir du vent venant du Nord (cap 360) est de 2% environ, celle d'avoir du vent venant d'ouest + ou - 10° est de 30% (14% pour le 260 et 16% pour le 280).

Par ailleurs, l'épaisseur et la couleur du trait représentent la force Beaufort : 1 à 4 : bleu ; 5 à 7 : vert ; 8 à 9 : rouge ; 10 et plus : noir. A Batz, par exemple, la probabilité d'avoir un vent de force 4 ou inférieure venant du 240 est donc de 6% ; celle d'avoir un vent venant du 240 de force 5 à 7 est d'un peu plus de 2%.

On voit immédiatement sur ces roses que le vent "tourne" et que sa force n'est pas régulière. En particulier, les occurrences de vent inférieures à 8 m/s (force 4, trait bleu) sont loin d'être négligeables, et l'on voit que la force 7, à partir de laquelle notre éolienne ci-dessus donne sa pleine puissance, souffle bien moins de 50% du temps.

 








Distribution des vents à l'Ile de Batz (Bretagne Nord).

 








Distribution des vents au Cap Camarrat (Littoral méditerranéen).

En conséquence des vents qui sont rarement optimum, la puissance instantannée délivrée est souvent loin du maximum, et surtout varie très rapidement.


Puissance moyenne sur 10 minutes délivrée par une "ferme" éolienne de 10 MW de puissance nominale (située en Grande-Bretagne), au cours du mois de janvier 1997
L'observation montre alors que pour passer de la puissance nominale installée d'une éolienne (en W) à l'énergie fournie sur une année (en W.h) il faut multiplier par un coefficient 2.000 environ, et non par 8.760 (le coefficient 8.760 représente le produit 365 (jours) x 24 (heures), soit ce qui correspond à une installation tournant en permanence à plein régime). En d'autres termes, une éolienne produit autant d'électricité, pendant toute l'année, que si elle tournait à puissance maximum pendant 2000 heures environ
.

 
Pays
puissance installée en MW
production en 2002 (Twh)

Pays Puissance installée
 en 2001
Puissance installée
 en 2002
Production en 2002
en TWh
Equivalent heures
à pleine puissance
Allemagne  8 754
12 001 19,4 1 869
Espagne 3 337
4 830 7,66 1 875
Danemark  2 417 2 889 5,92
2 231
Italie 697
785
1,47 1 983
Pays-Bas  493
688 1,2 2 032
Royaume-Uni 474
552 1,48 2 884
Suède  293 328
0,62
1 996
 Grèce  272
276 0,68
2 481
Portugal 125
179
0,31 2 039
France (y/c DOM)  94
153
0,29 2 348
Autriche 83
 139 0,25 2 252
Irlande 125
 138
0,33 2 509
Belgique  32 44 0,05 1 315
Finlande 39 41 0,08
2 000
Luxembourg 15
16
0,03 1 935
Total Union Eur.  17 250 23 059 39,77
1 973

Ce tableau représente, pour un certain nombre de pays d'Europe, le nombre d'heures "équivalent pleine puissance", estimée en supposant que la puissance moyenne installée sur l'année est la médiane des puissances début 2001 et début 2002. On constate que la valeur moyenne, pour l'Europe, est très légèrement inférieure à 2000 "heures équivalent pleine puissance".
Source Obser'ver

Ainsi une éolienne de 1 MW de puissance nominale fournira, en moyenne, 2 GW.h (soit 1 x 2000) sur l'année. Ainsi que le tableau ci-dessus le confirme, ce coefficient de 2.000 résulte de l'observation sur des éoliennes déjà installées, lesquelles, par la force des choses, sont situées en zone favorable, voire très favorable (sur le littoral, et sur un littoral bien venté, car tous les littoraux ne se valent pas).

Par ailleurs on a noté que pour un champ d'éoliennes la puissance délivrée par unité de surface est en première approximation indépendante de la taille des éoliennes. En effet, des éoliennes plus puissantes sont aussi plus grandes et doivent être plus espacées pour que le vent soit efficace sur toutes les éoliennes (car l'écoulement immédiatement derrière une éolienne est perturbé).

Concrètement la densité de puissance nominale installée dans un champ d'éoliennes situé dans une zone favorable est de l'ordre de 10 MW par km2, soit une production annuelle de l'ordre de 20 GW.h par km2, quelque soit la taille des éoliennes concernées (en fait cela va de 7 à 12 MW par km2, donc 10 est valable pour un calcul en ordre de grandeur).

L'éolien est-il une solution pour l'approvisionnement énergétique ?

En partant de ce constat, quelle surface de zones favorables faudrait-il couvrir d'éoliennes pour produire en moyenne la consommation française d'électricité ? Il s'agit bien sur d'un exercice académique, mais qui sera illustratif pour cadrer le potentiel vraisemblable de cette forme de production d'électricité.

La production française d'électricité a été de 506 TW.h en 1997 (1 TW.h = 1.000.000.000.000 W.h). Certes une partie est exportée, mais cela ne change pas les ordres de grandeur.

Il en résulte que pour fournir 506 TW.h (soit 506.000 GW.h) avec des éoliennes fournissant 20 GW.h par km2, il faudrait "planter" une surface favorable de 506.000 ÷ 20 = 25.000 km2, soit environ 5% du territoire métropolitain, ce qui représente à peu près la superficie actuellement occupée par les villes, les routes et les parkings (voir chiffres sur l'urbanisation), même si en fait les surfaces ne sont pas mobilisées en totalité et restent largement disponibles pour un autre usage (cultures notamment). Il est bien évident que si le nombre d'heures "équivalent pleine puissance" n'est égal à 2000 que sur 1% du territoire, alors les calculs ci-dessous sous-estiment le nombre de machines à installer et la surface mobilisée, car une partie des éoliennes serait alors installée dans des endroits où l'énergie annuelle produite serait bien inférieure à ce qu'elle est aujourd'hui, pour une éolienne de même puissance nominale bien sûr.

Avec des éoliennes de 1 MW de puissance nominale (qui font de l'ordre de 80 m de haut), fournissant donc environ 2 GWh par an en zone favorable, il en faudrait plus de 250.000 pour produire les 506 TWh mentionnées plus haut.

Mais comme le vent est intermittent, alors que la demande n'est pas dépendante du vent (personne n'entend avoir un frigidaire qui ne fonctionne pas les jours sans vent !), une électricité uniquement éolienne devrait pouvoir être stockée au moment où il y a du vent, puis restituée au moment où le consommateur entend être servi. Sous forme chimique, les possibilités de stockage sont l'utilisation d'un accumulateur (une "batterie") ou la conversion en hydrogène, sous forme mécanique cela peut consister à remonter de l'eau dans un réservoir d'altitude (ce que fait déjà EDF).

Si toute l'énergie électrique du pays était éolienne, le stockage de l'électricité dans des batteries représenterait probablement des consommations de matériaux (et des problèmes d'environnement pour leur fabrication et leur fin de vie....) hors de proportion avec les moyens disponibles : dimensionner des accumulateurs pour stocker l'équivalent d'une semaine de production d'électricité (à raison de 1,5 TWh par jour en gros) demanderait la fabrication de 7 tonne(s) de batteries plomb-acide par Français (une telle batterie stocke environ 30 Wh par kg de poids).

Une solution probablement plus réaliste consiste à produire de l'hydrogène par électrolyse puis à la stocker afin de l'utiliser dans des piles à combustible lors des jours sans vent. Le rendement de l'électrolyse est de 80% au mieux, celui du stockage de l'hydrogène 80% au mieux également (il faut bien utiliser de l'énergie pour le comprimer !), et enfin les meilleurs piles ont des rendements de 80% en cogénération (ce qui revient à promouvoir le chauffage électrique alors que ce mode est présenté comme une hérésie aujourd'hui !) mais de 45% en production électrique seule.

Dans ce dernier cas, le rendement global de la chaîne est de 28%. Si nous supposons que la moitié de l'électricité éolienne est consommée lorsqu'elle est produite, mais que pour l'autre moitié il faut stocker, avec un rendement de 25%, alors il faut environ 600.000 éoliennes pour produire 500 TWh (soit 125.000 qui produisent sans stockage, et 500.000 qui produisent avec stockage, donc une fourniture utile divisée par 4, la même chose que 125.000 sans stockage, et on retrouve bien la production brute de 250.000 éoliennes au total).

Pour le stockage de l'eau, un exemple sera éclairant : les lacs de barrage fournissent actuellement de l'ordre de 7% de la production d'électricité en France (mais représentent 20% de la puissance installée). Cela signifie qu'un stockage d'eau pouvant alimenter la France entière un jour sans vent revient à multiplier les lacs amont par 5 à 6 au moins (pour que la puissance installée soit égale à la puissance maximale délivrée sur le réseau), puis encore par 5 à 6 pour récupérer l'eau en aval pour pouvoir la remonter à la demande, et enfin par un facteur inconnu lié au fait que remonter l'eau ne se fait pas sans pertes (frottements, efficacité de la pompe, etc) car cela induit des frottements.

En 2002 l'éolien a produit 0,3 TWh en France, soit environ 0,06% de notre production électrique totale. Le programme Eole 2005, qui prévoit 500 MW de puissance installée en 2005, soit 250 à 500 éoliennes de grande taille, permettra ainsi à la France de produire 1 TWh dans les meilleures conditions, soit 2,5% de la production électrique à base de combustibles fossiles, 0,25% de la consommation d'électricité française, ou encore moins de 0,1% de notre consommation d'énergie totale.

Les chiffres montrent que les pays qui ont investi massivement dans l'éolien, comme le Danemark, n'ont pas beaucoup changé la structure de leur approvisionnement énergétique, ni leurs émissions de gaz à effet de serre.

Faut-il passer des années à se focaliser sur 0,1%, quand, dans le même temps, un programme un peu sérieux d'économies d'énergie - comme par exemple l'isolation des logements existants, qui ne demanderait pas plus d'argent public - pourrait facilement faire baisser la consommation d'énergie de 10%, c'est à dire 100 fois plus, en attendant de diviser notre consommation par 2 à 3, seule condition pour envisager la "durabilité" autrement que dans les discours ?

Et en plus....

Et nous n'en avons pas fini avec nos malheurs : le coefficient de 2.000 mentionné plus haut est exceptionnel : il n'est attient qu'en de rares endroits ventés abondamment et régulièrement.

 
Puissance moyenne du vent selon les zones, en W pour un m2 de section verticale prise à 50 m du sol (perpendiculairement au sens du vent, bien sûr !). Source ADEME


Dans les faits il se pourrait qu'il faille mobiliser une surface bien supérieure : la société Espace Eolien Developpement a établi une carte détaillant le potentiel "techniquement installable" d'énergie éolienne en France métropolitaine (ci-dessous), mais ce potentiel ne se monte qu'à 10% de notre production électrique actuelle.

 

 

La lecture de cette carte montre déjà que, rien que pour avoir 10% d'électricité éolienne, il faudrait couvrir quasiment toutes les Cévennes, la Bretagne et la Normandie.

Comme les vents moyens décroissent très vite dès que l'on s'éloigne des zones les plus favorables (crêtes ou littoral), un coefficient moyen "raisonnable" de 1500 (qui reste supérieur à celui constaté en Belgique) et un rendement de 30% pour le stockage obligeraient alors à couvrir près de 20% du pays, avec 1 million d'éoliennes !

Il est facile de déduire du patit calcul qui précède qu'un plan ambitieux de production d'électricité à base d'énergie éolienne (par ambitieux, il faut comprendre "qui ne soit pas ridicule comparé à notre consommation actuelle") n'est pas nécessairement réaliste, quelle que soit l'échéance.

Le Danemark, champion toutes catégories de l'éolien dans le monde, fait un peu plus de 10% de son électricité par ce moyen en 1999, alors qu'il y consacre - sans mauvais jeu de mots - beaucoup d'énergie. Cet approvisionnement a représenté un peu plus de 1% de sa consommation totale d'énergie cette même année, et ce alors que la consommation d'énergie de ce pays a augmenté d'un peu plus d'1% par an sur la décennie 1990-1999, comme ce fut le cas en France sur la période 1960-2000.


L'éolien est-il une solution pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre ?

Attendu que de régler le problème du changement climatique nécessite de diviser la consommation d'énergie fossile mondiale par 2 au moins, et, dans les pays développés, par 4 à 12 (soit une diminution de 75% à 92% !), nous voyons tout de suite que l'éolien, qui ne peut substituer que 1% à 2% de cette même consommation, dans un monde en perpétuelle croissance, ne pourra pas grand chose pour nous.,.

Comme en outre stocker des quantités massives d'électricité n'est pas possible aujourd'hui, recourir à l'éolien "autant que possible" signifie, en pratique (et c'est bien comme cela que procède les pays très engagés) :

que les éoliennes sont reliées au réseau, et fournissent de l'électricité quand il y a du vent,

que, nécessairement, une autre forme de production d'électricité est utilisée les jours sans vent.

Supposons par exemple que nous souhaitions produire 25% de notre électricité avec de l'éolien couplé au réseau, ce qui veut dire que la capacité installée correspond à la totalité de la consommation du pays quand le vent souffle assez fort (à cause du fameux facteur 4 mentionné plus haut). Cela signifierait en fait que nous produirions 100% de notre électricité avec de l'éolien les jours où il y a assez vent, mais que, les jours sans vent, soit nous avons 100% d'électricité en moins sur le réseau, soit.... nous la ferions autrement. Sauf à ce que le consommateur accepte des restrictions importantes (réparties comment ?) les jours avec peu de vent, cela imposerait alors de construire aussi des centrales thermiques (donc fonctionnant au charbon, au gaz ou au pétrole) qui seraient mises en route en l'absence de vent.

En effet, les centrales nucléaires ne peuvent pas être arrêtées et mises en route "à la demande" sur des créneaux de quelques heures (lorsqu'un réacteur nucléaire est fortement ralenti de manière rapide, il se produit un processus appelé "empoisonnement xénon" qui empêche le redémarrage à pleine puisance dans les heures qui suivent). Par ailleurs, les lacs de barrage sont déjà utilisés au quasi-maximum : en France, le "potentiel techniquement installable" est considéré comme déjà occupé à 90%.

A consommation constante, installer des éoliennes pour produire l'essentiel de notre électricité nous forcerait donc à construire en plus des centrales thermiques, dont la capacité nominale serait celle des éoliennes installées. J'ai entendu il n'y a pas longtemps un producteur d'électricité au charbon (ce que l'on fait de pire en matière d'émissions par kWh produit) se réjouir du développement de l'éolien, qui va permettre de "donner un nouvel essor à la production d'électricité au charbon" !

En France, un plan massif d'éolien raccordé au réseau signifierait donc, dans les faits, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Par contre, si un pays fait déjà massivement son électricité de manière thermique, le bénéfice est réel mais... à condition de conserver des centrales thermiques (cas du Danemark et de l'Allemagne par exemple, ceci expliquant peut-être cela). Une conversion au nucléaire - qui a ses inconvénients par ailleurs, mais il n'a pas que des inconvénients ! - permet d'espérer des gains considérablement supérieurs en matière d'économies d'émissions.

Cela étant, nous avons bien quelques centrales thermiques en France, qui pourraient donc être arrêtées un peu plus souvent les jours avec vent, soit 25 à 30% du temps tout au plus, mais là s'arrête le bénéfice. Notre production thermique étant de 30 à 40 TWh, nous pouvons alors viser 10T Wh d'éolien tout au plus, soit quelques % de notre production électrique. Notons qu'installer un ou deux grands barrages supplémentaires permettrait d'arriver dans les mêmes ordres de grandeur, et que je laisse chacun libre de savoir si il préfère une vallée pleine d'eau ou des côtes et des montagnes pleines d'éoliennes.


En guise de conclusion...

L'engouement auquel nous assistons actuellement pour l'éolien est curieux. Cette solution n'apparaît dans les bons ordres de grandeur ni pour lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre ni pour concourir de manière significative à notre consommation d'énergie actuelle.

Si la première priorité pour l'avenir est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il y a bien plus efficace à faire que de mettre des éoliennes partout. La Suisse, qui n'a quasiment pas d'éoliennes, a des émissions par habitant deux fois moindres que celles du Danemark (qui fait partie des premiers pollueurs par habitant en Europe question gaz à effet de serre), une fois et demi moindre que les nôtres, et pourtant il y fait froid l'hiver (30% de la consommation d'énergie en France est liée au "confort sanitaire", chauffage pour l'essentiel et eau chaude). L'Allemagne, qui vient juste après le Danemark (pour la production éolienne) a aussi des émissions de gaz à effet de serre par habitant bien au-dessus de la moyenne européenne.

Plus généralement, si notre première priorité est de minimiser notre impact sur l'environnement, penser qu'il suffit de mettre des éoliennes partout pour y parvenir est hélas un rêve. Il nous faudra pour cela renoncer à la poursuite de la croissance en volume. Dans quelle mesure les éoliennes ne sont-elles pas "aimées" parce que bien des gens y voient une alternative aux économies d'énergie, pensant que quelques éoliennes suffront à nous éviter de changer quoi que ce soit à notre consommation d'énergie actuelle ?

Si la première priorité est de faire uniquement appel aux renouvelables pour notre consommation d'énergie, il est incontournable de diminuer au préalable notre consommation d'énergie d'un facteur deux à trois : aucune solution à base de renouvelables n'est dans les bons ordres de grandeur pour nous permettre un approvisionnement à notre niveau actuel, et il s'en faut de beaucoup.

Et enfin, toutes les renouvelables ne sont pas égales ! Mettre sur un pied d'égalité la biomasse, les carburants d'origine agricole, l'éolien, le solaire, la géothermie et l'énergie hydroélectrique est ignorer que chaque forme a ses avantages et ses inconvénients, et que toutes sont très loin d'avoir le même potentiel. Au niveau actuel de consommation d'énergie que nous avons, l'éolien servira juste d'alibi sans rien changer sur le fond, au prix d'une dégradation supplémentaire des paysages et d'une augmentation, dans certains cas, des émissions de gaz à effet de serre. Hum.....

 

Source site de  www.manicore.com 
jean-marc@manicore.com
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Vendredi 27 juin 2008 5 27 /06 /Juin /2008 12:35

Si l'éolienne est un symbole de pureté énergétique, c'est aussi une aubaine financière pour toute une série d'acteurs. Et convaincre les plus réticents n'est parfois qu'une question de moyens...

Une petite fille qui court dans les champs en fleurs, un TGV qui file entre les blés ondoyants, un paysage de neige éclairé par un soleil d'hiver, un coucher de soleil coloré au bord de l'eau... Toutes ces belles images comportent un élément de décor commun : des éoliennes. Les promoteurs de cette énergie propre ont réussi une opération de marketing impressionnante : donner à ces grands moulins à vent une image de pureté et de douceur. Le raisonnement qui les accompagne a tout, lui aussi, pour convaincre.

Pour promouvoir leur éclosion, un peu partout en France, la démonstration semble limpide : dans le cadre du protocole de Kyoto, la France doit répondre à l'injonction européenne de produire au moins 21 % d'énergie verte à l'horizon 2010, et l'éolien est sa meilleure chance d'y arriver. Selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), qui défend les entreprises du secteur, « près de 10 000 mégawatts [MW] seront opérationnels en 2010, représentant environ 4 000 éoliennes réparties sur tout le territoire, permettant de répondre à 5 % de la consommation nationale d'électricité » . La puissance installée atteint aujourd'hui 2 000 MW et double chaque année depuis trois ans.

Les éoliennes sont ainsi devenues les spadassins géants de la lutte contre le réchauffement climatique, puisque, une fois bien calées dans leur socle de béton, elles ne rejettent pas de gaz à effet de serre. Seul bémol : en France, près de 80 % de l'électricité produite est d'origine nucléaire, et ne provoque donc aucun rejet de gaz à effet de serre. Les anti-éoliens ripostent donc par un rapide calcul : 5,6 % seulement du CO2 engendré par l'activité en France provient de l'électricité. En 2010, si l'éolien fournit 5 % de la consommation électrique, comme l'assure le SER, il contribuera donc seulement à réduire de 0,28 % (5 % de 5,6 %) les rejets de CO2 dans l'atmosphère...

L'objection, largement relayée par les dizaines d'associations de lutte contre l'éolien, pourrait sembler mesquine si l'éolien n'était devenu, en même temps qu'un symbole de pureté énergétique, une aubaine financière pour toute une série d'acteurs.

Les arguments employés par les fonds d'investissement dans l'éolien parlent d'eux-mêmes. L'un d'entre eux, Eolfi, vante ainsi « des avantages fiscaux » , « des risques limités » , ajoutant que « la visibilité est totale » et que « le risque commercial est nul » . Eolfi évoque un rendement net de 7 à 9 % par an, tandis que d'autres promettent des rentabilités allant de 8 à 15 %. Autrement dit : enrichissez-vous en contribuant à la sauvegarde de la planète et des générations futures. Un beau programme !

André Antolini, président du SER après avoir dirigé SIIF Energies, pionnier de l'éolien en France, est rompu à l'art du lobbying. Ancien président de la Fédération nationale des promoteurs-constructeurs, il fréquente depuis longtemps les couloirs de l'Assemblée nationale et du Sénat. Conscient qu'en France il vaut souvent mieux faire pitié qu'envie, il tente de minimiser l'effet d'aubaine qu'il a contribué à créer en faveur des industriels du vent. « Un mégawatt installé coûte entre 1,3 et 1,5 million d'euros, dont 70 % pour l'achat de la machine, 20 % pour le génie civil et les travaux de raccordement et 10 % pour les études diverses , estime notre lobbyiste. Comme le prix des machines a augmenté de 15 %, le tarif garanti permet une rentabilité de 6 à 10 % par an selon le site, ce qui n'a rien d'exceptionnel. Et encore, avec le réchauffement climatique, on vient de passer deux mauvaises années. » Une évaluation qui fait s'étrangler Didier Wirth, président du Comité des parcs et jardins et vice-président de Vent de colère, la plus virulente des associations de lutte contre les éoliennes. Ce polytechnicien affable, propriétaire des magnifiques jardins du château de Brécy, dans le Calvados, a lui aussi ses réseaux dans la haute administration et leur soumet inlassablement un calcul qui, assure-t-il, démonte l'arnaque : « Une éolienne rapporte environ 150 000 euros par an, dont 5 000 vont rémunérer le propriétaire du terrain où elle est installée, et 10 000 à 15 000 partent en taxe professionnelle. Restent 135 000 euros. Cela fait un retour sur investissement brut de 13 % garanti sur quinze ans avec EDF comme garant. Vu que les projets sont généralement financés à 80 % par de l'emprunt, si vous vous offrez une éolienne à 1 million d'euros, les 800 000 euros empruntés à la banque vont engendrer 40 000 euros de frais financiers par an, à soustraire aux 135 000 euros que vous rapporte la vente du courant électrique. Au final, vous empochez chaque année 95 000 euros, soit un retour de 45 % sur le capital investi ! »

En tout cas, une longue chaîne professionnelle, des constructeurs d'éoliennes jusqu'aux développeurs et aux exploitants, en passant par les bureaux d'études, se montre très motivée par ce gisement d'argent vert en pleine expansion. Pourtant, mener à bien un projet éolien n'est pas de tout repos, d'autant plus que la moitié des permis de construire finalement accordés est frappée par des recours déposés par des associations. Surtout, il faut en amont convaincre des propriétaires terriens de couler quelque 1 000 tonnes de béton dans leurs champs, et les collectivités locales - mairies ou communautés de communes - de déposer un dossier en préfecture. Depuis le 14 juillet, en effet, c'est le préfet qui décide de la mise en place d'une zone de développement éolien ou ZDE, sur proposition des élus. Hors des ZDE, pas de salut : le prix de rachat garanti par EDF ne peut s'appliquer. Bien souvent, cette phase préparatoire s'entoure d'une certaine discrétion, pour ne pas s'attirer les foudres des riverains. Ce n'est que lors de l'enquête publique, préalable au permis de construire, que les populations sont informées de ce qui les attend.

Toutefois, convaincre les élus des zones rurales n'est, le plus souvent, pas très difficile. Dans la plupart des réunions de promotion des éoliennes, l'argument mis en avant est celui des finances publiques : une machine engendre entre 10 000 et 15 000 euros de taxe professionnelle par an. De quoi renflouer les caisses de collectivités souvent dépourvues de moyens. De plus, il arrive qu'intérêts public et privé soient étroitement mêlés, puisque les conseils municipaux sont souvent composés d'agriculteurs, lesquels possèdent des terres qui tout à coup peuvent rapporter gros : entre 3 000 et 5 000 euros de location annuelle par engin installé. L'association Basse-Normandie environnement a dénombré pas moins de douze cas de conflits d'intérêts sur 25 sites où des éoliennes sont prévues ou déjà installées. « Trois des cinq éoliennes posées près de chez moi sont sur des terrains d'élus ou d'anciens élus qui ne se sont pas représentés , raconte Auguste Dupont, habitant de Saint-Pierre-d'Arthéglise, dans la Manche, dont la villa est située à moins de 500 mètres d'une éolienne. Moi, ma maison est toute fissurée et invendable. » Jean-Pierre Leroy, président d'Ajon en colère, qui proteste contre l'installation de ces machines à vent au sud de Caen, dans le Calvados, raconte lui aussi le mélange des genres auquel il assiste : « Cinq éoliennes sont implantées sur un terrain qui appartient au père d'un élu. » Une histoire qui se reproduit à l'identique un peu partout dans l'Hexagone.

Des cadeaux aux uns et aux autres

Pour mieux faire passer la pilule - notamment le bruit occasionné et la détérioration des paysages -, il est prévu, dans l'étude d'impact qui précède chaque examen de permis de construire, des « mesures compensatoires » . Il s'agit souvent de l'enfouissement de certains réseaux électriques. Ou encore du suivi de l'avifaune, car les grandes pales n'épargnent ni les oiseaux ni les chauves-souris. Ainsi, à Sauveterre, dans le Tarn, les promoteurs ont mis sur la table 20 000 euros pour financer un « suivi ornithologique » sur cinq ans. A Albine, dans le même département, l'étude réalisée promet, entre autres, 14 000 euros pour la surveillance de l'avifaune et l'évaluation sur un an du risque de collision. Avec, en prime, 4 000 euros pour « le suivi des chiroptères » (chauves-souris). Qui se chargera de ces études ? Le parc naturel régional et... la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). « La LPO du Tarn est payée par le promoteur pour faire une synthèse dans son étude d'impact lors de l'instruction du permis de construire, comme à Sauveterre. Elle y préconise elle-même les mesures compensatoires et d'accompagnement dont elle va bénéficier. A Albine, l'étude avifaune prévoit un schéma similaire. Résultat : les enjeux "très forts" ou "risqués" dans les études initiales deviennent petit à petit "acceptables" ou "modérés" moyennant de petits ajustements , dénonce Christiane Pinelli, de la Fédération environnement durable du Tarn. Mais tous les comités départementaux de la LPO ne réagissent pas ainsi. Dans l'Aude, ils ont refusé de s'associer au projet... » Au siège national de la LPO, Yann André, chargé de mission et de coordination sur les éoliennes, confirme que certaines associations départementales de la LPO peuvent être rémunérées comme experts : « C'est ce qui permet de mieux contrôler les projets, mais cette collaboration reste à la discrétion de chaque association. A l'échelon national, nous ne touchons pas un centime. »

La LPO défend des intérêts antagonistes à ceux des riverains. Alors que ces derniers veulent que les parcs éoliens, s'ils existent, soient le plus éloignés possible des habitations, l'association amie des oiseaux veut au contraire préserver les zones naturelles et les grands parcs. Au traditionnel « Pas dans mon jardin », la LPO rétorque en quelque sorte : « Plutôt dans votre jardin que dans les couloirs de migration. »

Pour mettre tout le monde d'accord, les promoteurs multiplient les cadeaux aux uns et aux autres. Aux mesures compensatoires qui leur sont imposées s'ajoutent des gratifications supplémentaires qui enchantent les maires. Le journaliste de télévision Henri Sannier est aussi maire d'Eaucourt, une petite commune de la Somme installée en bordure d'autoroute, qui avait sur son territoire un moulin picard en ruine. Grand militant de l'éolien, Henri Sannier a fait installer six machines et paie de sa personne lors de réunions publiques organisées dans sa région pour tenter de convaincre les récalcitrants. « Je ne l'ai pas fait pour l'argent que cela rapporte à la commune mais parce que je suis un fan des énergies renouvelables. » Et d'enfoncer le clou : « Je préfère des éoliennes à une porcherie industrielle, et j'aime autant que les 90 000 euros par an tombent dans les caisses d'Eaucourt plutôt qu'ailleurs et que nous ayons à subir la pollution visuelle sans bénéficier des contreparties financières. Car le constructeur nous a donné plus de 30 000 euros et le développeur a consenti une enveloppe pour l'enfouissement des réseaux. Nous avons aussi pu restaurer notre moulin et le transformer en musée du Vent. Dans leurs négociations, les maires peuvent demander beaucoup, puisque les éoliennes rapportent beaucoup. » En Allemagne, où les éoliennes fleurissent sur tout le territoire à la suite de l'engagement pris par Gerhard Schröder, en 1998, de sortir progressivement du nucléaire civil, les promoteurs se sont montrés encore plus « clientélistes » dans certains villages, où ils offraient de 50 à 100 euros aux familles à chaque naissance, mariage et obtention d'un diplôme !

Mais il arrive que sur le tableau de l'énergie pure et verte le vernis craque un peu. Dans l'Aveyron, le « projet de centrale éolienne du pays belmontais » est présenté, sur le papier, comme un modèle d'intégration et de concertation. Mais il a subi un revers lorsque des riverains ont découvert que les deux actionnaires « à parts égales » de la société d'exploitation, le français Total et l'allemand Harpen, n'étaient pas tout seuls. 15 % de la SAS Eoliennes de Mounès étaient détenus par une société civile (M West) qui avait elle-même pour actionnaire des cascades de sociétés offshore domiciliées aux îles Vierges britanniques, un paradis fiscal opaque situé dans les Caraïbes. En novembre 2006, à la suite de nombreuses protestations sur ce montage étrange, la société civile M West sortait du capital de la SAS Eoliennes de Mounès en revendant ses actions, à parité, à Total et à Harpen.

Certains opposants aux éoliennes supposent que ces montages compliqués pourraient trouver leur utilité au moment du démantèlement des éoliennes, dont la durée de vie est estimée entre quinze et vingt ans. Cette opération coûteuse est en effet à la charge de l'exploitant. Que se passe-t-il si celui-ci se montre défaillant ? C'est bien tout le problème, car le décret annoncé depuis plusieurs années et qui doit fixer les conditions de constitution des garanties financières n'a jamais vu le jour. Or un cas d'école existe déjà dans l'Aude, sur le site de Sallèles-Limousis. Avec le slogan « 7,5 MW dans le vent du Cabardès », la société Energies nouvelles Sallèles-Limousis, détenue à la fois par Edev, une filiale d'EDF, par Cegelec et par le constructeur néerlandais WindMaster, a mis en service dix éoliennes en 1998. Un projet financé à hauteur de 18 % par le conseil régional du Languedoc-Roussillon et par l'Ademe, pour environ 150 000 euros. Mais l'aventure tourne court, en raison de la faillite de WindMaster, le fabricant et coactionnaire. « Des défauts sont apparus sur les pales en 2001 puis en 2002 avec bris partiel [...], peut-on lire sur le site Internet des éoliennes de Sallèles-Limousis. Une solution est en cours d'étude pour changer les pales, mais rien n'est simple puisque le fabricant WindMaster a fait faillite en 1999. »

Rien n'est simple, en effet. A ce jour, les éoliennes en panne n'ont toujours pas été démontées. Trois sur dix ont perdu leurs pales, qui pèsent tout de même chacune 2 tonnes et dont les débris jonchent les champs avoisinants. Les deux actionnaires « survivants », Cegelec et Edev, qui n'ont pas donné suite à nos demandes d'entretien, demeurent inertes... tant qu'une nouvelle autorisation d'exploiter n'aura pas été délivrée.

En 2006, le maire a demandé au préfet de l'Aude de bien vouloir créer, pour respecter la nouvelle législation, une zone de développement éolien sur la commune : « La société exploitante a sollicité une société [SIIF Energies France] pour réhabiliter le site. Ce projet de réhabilitation consiste en l'obtention d'un nouveau permis de construire. Une fois ce permis acquis par SIIF Energies France, il sera procédé au démantèlement des éoliennes existantes et à la reconstruction du parc éolien avec du matériel actuel. » Le 12 juillet, Didier Jocteur-Monrozier, président de l'Association de défense des collines du Minervois et par ailleurs expert-comptable, a expédié une lettre recommandée au président d'EDF : « Notre association , y écrit-il , a particulièrement apprécié le chantage d'EDF, qui tiendra les obligations de ENSL si elle obtient, au travers de SIIF Energies, la garantie de nouveaux permis de construire. N'est-ce pas une façon particulièrement malhonnête de contourner la législation qui impose la remise en état du site en fin d'exploitation et qui est, d'après les études d'impact, garantie ? »

Le pari éolien est aussi celui-là : espérer que les exploitants et leurs actionnaires seront aussi purs que l'énergie qu'ils fabriquent.

 Sophie Coignard
Le point le 09/08/2007
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/comment-vendre-du-vent-a-prix-d-or/920/0/195728

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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 13:33
Maintenant que nos avons des éoliennes a-t-on besoin de nouvelles centrales électriques en France ?

La réponse intéressante de POWEO, 1er opérateur indépendant d'électricité et de gaz en France

"La construction de nouvelles centrales électriques en France est nécessaire, à la fois pour répondre à la hausse de la consommation électrique et pour permettre le remplacement d'anciennes centrales électriques, notamment au charbon, pour des raisons environnementales.
Au vu du dernier rapport sur l'équilibre prévisionnel du réseau électrique français réalisé par RTE en juillet 2007, les projets initiés par EDF et les efforts engagés en matière d'économie d'énergie ne suffiront pas à satisfaire les besoins accrus de capacités de production. En effet, RTE préconise de disposer d'un minimum national de 600 MW de nouvelles capacités de production pour l'automne 2011/2012. Ces capacités devraient ensuite croître de 1 100 MW par an pour faire face à des besoins estimés à 4 100 MW à l'horizon 2015 et 10 500 MW en 2020.
Il est donc nécessaire de développer des nouvelles centrales électriques en France, notamment des moyens de production capable de répondre en temps réel à la consommation d'électricité, comme des cycles combinés à gaz naturel."

Voici les projets de production thermique de l'entreprise POWEO 

Centrale de Pont sur Sambre (Nord) 412 MW  - Travaux en cours
Centrale thermique au gaz à Toul de 400 à 400 MW  - Projet en cours
Centrale thermique au gaz à Saint Paul Valor (Gard) 800 à 880 MW -  Enquête publique en cours
Centrale  sur le site d'ArcelorMittal à Gandrange et Florange (Moselle)  - Projet en cours

D'autres projets pour une production d'environ 3800 MW (c'est à dire l'équivalent de 1400 éoliennes).

ALORS ON MET  500  EOLIENNES DANS LE PARC POUR PERMETTRE A D'AUTRES DE CONSTRUIRE DES CENTRALE ELECTRIQUE THERMIQUE AU GAZ

MERCI AUX DEFENSEURS DES PROJET DE ZDE DE SOUTENIR POWEO !!

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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /Juin /2008 11:19

A en juger par l'espace médiatique occupé par l'énergie éolienne dès qu'il est question d'énergies renouvelables dans la presse française, voire d'énergies tout court, il est assez tentant de penser, pour nous autres Français, qu'il s'agit là d'une contribution majeure dans l'ensemble des énergies d'origine renouvelable, ou au moins celle qui présente le plus fort potentiel. Passé cette première impression, que disent les chiffres ?

 Quelle part de l'éolien dans le bilan énergétique "renouvelable" mondial ?

Si nous regardons aujourd'hui quelle est l'énergie d'origine renouvelable la plus employée dans le monde, elle ne doit rien à la haute technologie, puisqu'il s'agit.... du bois, c'est-à-dire de la première source d'énergie que nos ancêtres aient utilisée, il y a 500.000 ans (cette source comprend aussi les déchets de bois, la paille, etc).

 

Source

 

Mtep

 

En % du total des renouvelables

 

En % du total de la "production" d'énergie
bois & biomasse solide

1 035,1

77,20%

11,17%

hydroélectricité (1)

222,2

16,57%

2,40%

géothermie

43,8

3,27%

0,47%

déchets municipaux

19,0

1,41%

0,20%

biocarburants

10,6

0,79%

0,11%

biogaz

4,3

0,32%

0,05%

solaire thermique

3,9

0,29%

0,04%

éolien (1)

1,7

0,13%

0,02%

énergie marémotrice

0,1

0,01%

0,00%

photovoltaïque (1)

0,1

0,00%

0,00%

total

1 340,8

100,00%

14,46%


Contribution des diverses énergies renouvelables à l'approvisionnement énergétique mondial, en millions de tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11.600 kWh), pour l'année 1999.
Source : Agence Internationale de l'Energie

(1) la conversion de ces énergies est faite sur la base 1 tep = 11.600 kWh électriques. La conversion sur la base de l'énergie primaire donnerait des montants 3 fois supérieurs.

Mais il faut quand même préciser un point important : c'est que le bois n'est pas nécessairement une énergie renouvelable ! En effet, par définition, une énergie renouvelable est une énergie... qui se renouvelle. Or, au rythme de consommation actuel, le bois ne se renouvelle pas en totalité, et la partie du bois brûlé - et qui a préalablement du être coupé - qui ne se renouvelle pas s'appelle... la déforestation, tout simplement.

Il y a donc une fraction de la consommation de bois qui n'est pas vraiment renouvelable, et qui ne devrait pas figurer dans ce classement ci-dessus. Il n'en reste pas moins que même la fraction renouvelable du bois constitue la première contribution aux énergies renouvelables dans leur ensemble.

Il y a d'autres énergies qu'il est courant de mettre dans la rubrique "renouvelables", alors que cette caractéristique se discute. Cela concerne par exemple l'énergie tirée des déchets municipaux. Certes, produire des déchets est le propre de la vie, et tant qu'il y aura des hommes il y aura des déchets. Mais une partie de ces déchets, aujourd'hui, se compose de plastique (environ 20%), c'est à dire de pétrole transformé, et il y a probablement débat pour savoir si cette partie - qui fournit une contribution importante dans l'énergie tirée des incinérateurs - a vraiment sa place dans les renouvelables !

La même réserve peut s'appliquer aux biocarburants, dont l'élaboration, aujourd'hui, consomme une quantité non négligeable d'énergie fossile, certaines filières ayant même un rendement négatif (c'est à dire que l'on met plus d'un litre de pétrole en entrée pour récupérer un litre de biocarburant en sortie). Cela n'est pas le cas de toutes, heureusement, mais dans les cas favorables il faut encore quelques décilitres de pétrole - non renouvelable - pour obtenir un litre de biocarburant.

Alors, renouvelable ou pas ... ?

Si, abstraction faite de ces subtilités de nomenclature, qui en fait sont des débats assez fondamentaux (il est malheureusement courant de débattre sur un sujet sans même savoir comment se définit l'objet du débat !), nous revenons à notre "classement" des sources renouvelables par ordre d'importance, après le bois nous trouvons l'hydroélectricité, qui pour le coup est 100% renouvelable, et qui "écrase" aujourd'hui, et de très loin, toutes les autres sources, bois excepté.

 

 

Il est assez facile de constater, sur les chiffres du tableau du haut de la page, que l'éolien, aujourd'hui, pèse environ 0,1% du total de la production "renouvelable" dans le monde, et environ 0,02% de l'approvisionnement énergétique mondial. Mais on m'objectera, avec raison, que la faiblesse des chiffres aujourd'hui ne veut rien dire sur le potentiel futur. L'argument est, de fait, parfaitement recevable ; avant de faire 40% de l'approvisionnement énergétique mondial aujourd'hui, il fut une époque où le pétrole en faisait 0%.

Pouvons nous avoir une idée du haut de la fourchette de l'approvisionnement éolien à l'avenir, "toutes choses égales par ailleurs" ?

Si nous regardons les taux de croissance sur de longues périodes qu'ont connu les autres formes d'énergie dans le passé, nous constatons qu'aucune d'entre elles, à l'exception du pétrole, n'a jamais dépassé 10% de croissance annuelle moyenne soutenue sur 50 ans.




Revenons à notre éolien : à partir des 0,02% actuels de contribution aux 9 milliards de tonnes équivalent pétrole consommés par l'humanité, si nous appliquons une croissance de 10% par an en moyenne sur les 50 ans à venir, cette source représenterait dans 50 ans 2,5% du total mondial si ce dernier fait toujours 9 milliards de tonnes équivalent pétrole, et moins de 1% de l'approvisionnement mondial dans 50 ans si la consommation globale d'énergie continue à croître de 2% par an pendant les 50 ans qui viennent.

La conclusion est assez simple : si nous voulons nous débarasser d'une fraction significative des combustibles fossiles dans les 50 ans qui viennent, faire ou ne pas faire d'éolien est assez indifférent.



Quelle part de l'éolien dans le bilan énergétique "renouvelable" français ?

Si nous regardons maintenant le cas français, nous n'avons pas plus le constat d'une contribution significative de ce mode de production au sein des énergies renouvelables.

 

 

Nous constatons sur ce graphique que l'éolien est la dernière des sources d'énergie renouvelables en France aujourd'hui, avec 0,1% de l'ensemble de ces énergies (et 0,01% de la consommation totale d'énergie finale en France) ; l'éolien fournit donc dans notre pays une part très proche, au sein des renouvelables, de ce qu'elle est pour le monde dans son ensemble (0,13%, voir tableau du haut de la page), et tout aussi négligeable pour le moment.

Il est dès lors facile de voir que de multiplier le parc français par 100, ce qui est désormais l'objectif ministériel (pour le passer de 100 à 10.000 MW installés), amènera l'éolien au niveau des déchets urbains solides aujourd'hui, et permettra d'espérer environ 1% de l'approvisionnement énergétique français actuel, ou 10% du total des renouvelables aujourd'hui. Cela nécessitera - déjà - 5.000 machines environ, c'est à dire qu'il est vraisemblable que les éoliennes deviendront des éléments courants du paysage dans les régions ventées (aussi courants que les pylônes à très haute tension, disons).

Techniquement on peut très bien le faire, et si cela peut être fait sans augmenter les émissions de gaz à effet de serre (ce qui en France n'est pas gagné d'avance), c'est toujours cela de pris, mais même cette multiplication par 100 ne changera pas grand chose à la manière dont se présente le problème de notre approvisionnement futur si nous souhaitons diviser les émissions de gaz à effet de serre par 4 et/ou éviter un choc pétrolier futur. 

Les "champions" de l'éolien que sont l'Allemagne et le Danemark ont obtenu, respectivement, 0,1% et 1,3% de leur énergie totale par ce moyen en 1999 (source IEA). Au Danemark, qui a pobablement l'un des plus forts taux d'énergie éolienne dans le "mix" au monde, la consommation d'énergie a augmenté, sur la décennie 1990, de .... 1,3% par an en moyenne (source IEA). Dix ans d'efforts dans l'éolien ont tout juste servi à "absorber" une année de hausse de la consommation d'énergie, et pour cela, il a fallu en mettre des machines ! (ci-dessous).



A l'évidence l'éolien occupe aujourd'hui un espace journalistique bien excessif compte tenu de son importance réelle, quel que soit le pays considéré.

Auteur de l'étude Jean Marc Manicore
Site de l'auteur : www.manicore.com 
Contacter l'auteur :
jean-marc@manicore.com

 

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Lundi 23 juin 2008 1 23 /06 /Juin /2008 11:11

Les Verts (Le Groupe des élus Verts et Citoyens du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon) dénoncent à juste titre le refus catégorique d’une gigantesque ligne électrique entre la France et l’Espagne. LA THT

Mais ils oublient et soutiennent les mégas projets éoliens industriels qui massacrent notre région.

Extrait du communiqué de presse :

"Non à un projet mercantile du marché libéralisé de l'énergie portant atteinte aux paysages, à la santé humaine (champs magnétiques), à l'environnement. "

A croire que l'éolien industriel et ces millions d'euros ne rentre pas dans ce cadre là !

http://www.lesverts-crlr.org/NON-a-la-THT.html

Par Association HURLEVENT - Publié dans : LES ELUS ET L'EOLIEN
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Association Hurlevent

  • : Association HURLEVENT
  • : 01/03/2008
  • : Objectif : 1°- vous informer sur les parcs éoliens industriels et tout particulièrement le projet de Zone de Développement Eolien des Avants Monts de l'Hérault. 2° - recevoir informations et soutien de votre part.
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LE JOURNAL N°1

TOUT SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL

Projet de ZDE / Avant-monts

Nous attendons la recevabilité du dossier par la préfecture pour mettre à jour les nouvelles caractéristiques du projet

Le document officiel en téléchargement format PDF


Origine du projet :

Communauté de Communes du Pays Saint-Ponais , Commune d' Olargues, de Saint Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou

Projet Initial :

Zone de Développement Eolien de 100 MégaWatt.

 

Zone concernée :

Crêtes de Riols jusqu’à Col Fumat en passant par Ferrières-Poussarou
Communes de Riols, Pardailhan, Saint-Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou, Olargues.

Parc prévu :

Existant : 4 éoliennes de Riols

marque NEC MICON / puissance 4 x 0.9MW = 3.6 MW / hauteur 75 m hors tout


1° tranche
 : 23 éoliennes de Riols à Ferrières

marque ENERCON E70 / puissance 23 x 2.3MW = 52.9 MW / hauteur 93 m hors tout (70m diamètre des palles)


2° tranche
 : 

L'adjoint au porteur de projet ne se prononce pas sur le nombre d’éoliennes. Le calcul est vite fait.

100MW – (52.9MW + 3.6MW)  = 43.5MW qu’il reste à développer entre Ferrières et Lasalle.

 La ZDE envisagée mesure 18 km.
 

Bilan :

43.5MW correspond à plus de 18 éoliennes du même type que celles envisagées entre Riols et Ferrières.  
4 + 23 + 18 = 45 éoliennes.

 

IMPORTANT : Il a été confirmé par le porteur de projet qu’une ZDE peut être étendue après sa création. Hier 4 éoliennes pour 3.6 MW, demain 27 éoliennes pour 56.5 MW, après demain 45 éoliennes pour 97.9 MW et après ???????

Coût de 1 MW = environ 1 million d’euros, donc il s’agit bien là d’un projet aux investissements industriels colossaux.

L'adjoint au  porteur de projet a confirmé que ce projet ne créera aucun emploi dans la vallée.

 

 

Le périmètre de la ZDE
Cliquez sur l'image pour l'agrandir



Carte des sensibilités paysagères
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
(attention fichier pdf de 3,6 Mo)


Comparatif avec la Cathédrale de Saint-Pons de Thomières
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

  " La saison touristique s'annonce:
Proposition de carte postale (sic!) "

Olargues et une éolienne de 120 m de hauteur
( Les proportions ont éte respéctées)


ZDE des Avants-monts
 


Région
 : Languedoc Roussillon


Département 
: Hérault


Communauté de communes
: Orb-Jaur (Berlou, Colombières-sur-Orb, Ferrières-Poussarou, Mons-la-Trivalle, Olargues, Prémian, Roquebrun, Saint-Etienne-d'Albagnan, Saint-Martin-de-l'Arçon, Saint-Vincent-d'Olargues, Vieussan ) Pays Saint-Ponais (Boisset, Courniou, Pardailhan, Rieussec, Riols, Saint-Jean-de-Minervois, Saint-Pons-de-Thomières, Vélieux, VerrerIes-de-Moussans)


Communes
 : Riols, Pardailhan, Saint-Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou, Olargues.


Particularité
 : Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (PNRHL)


Porteur de Projet
 : Edf Energie Nouvelle



LES IMPLANTATIONS D'EOLIENNES DANS LE PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT LANGUEDOC

 

parc eolien dec 2009


Carte de synthése simplifiée des implantations d'éoliennes dans le Parc
Cliquez sur l'image pour l'agrandir et la télécharger

 


ALBUM PHOTO DES SIMULATIONS
Photos non contractuelles


La Fraise Commune de Ferrières Poussarou


Saint Etienne d'Albagnan (Gros plan)


Cathalo / Rodomouls

TOUT SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL

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