NON A LA ZDE DES AVANT-MONTS

NON A L'EOLIEN INDUSTRIEL
DANS LE PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT LANGUEDOC


Membre du Collectif "Toutes nos Energies" Hérault / Tarn


L'association HURLEVENT est composée de citoyens soucieux de la préservation de leur environnement, de leur cadre de vie et de l'héritage qu'ils laisseront aux futures générations.
En aucun cas, elle ne dépend de partis politiques, pas plus que d'organisations syndicales ou autres, ni même d'entreprises (publiques ou privées).
Elle invite tous les citoyens qui se sentent concernés à la rejoindre.


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LE DOSSIER DE ZDE DES AVANT-MONTS EST EN PREFECTURE DEPUIS 20/03/2009


NOUVEAUTES / ACTUALITE

Les lettres de mise en garde à destination du président de la Communauté de communes d'Olargues, sont disponibles à la rubrique "COMMENT NOUS AIDER"
Signez et renvoyez à l'association une lettre de mise en garde nous nous chargerons de l'adresser aprés copie à la Communauté de communes.


 
LE JOURNAL HURLEVENT 4 EST DISPONIBLE SUR NOTRE SITE RUBRIQUE "LES DOCUMENTS A DIFFUSER"

 

Mardi 20 janvier 2009 la Communauté de communes Orb/Jaur (mandatée par la communauté de communes du Saint-Ponais et les communes de Ferrières-Poussarou, Olargues et Saint-Etienne d’Albagnan) a transmis le dossier de demande de création de Zone De Développement Eolien des Avant-monts (ZDE) à la préfecture de l’Hérault pour instruction


LE TUBE DE L'ETE DES HAUTS CANTONS

Ecouter la Musique

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BILLET D'HUMEUR

Le JOURNAL N°4 de décembre 2009 est disponible
RUBRIQUE "DOCUMENTS A DIFFUSER"

 
LE DOSSIER DE ZDE DES AVANT-MONTS A ETE ENVOYE EN PREFECTURE LE 20/01/2009
 

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Retrouvez les billets d'humeurs précédents dans la rubrique "Nos billets d'humeurs "

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DOCUMENTS AUDIO

CONFERENCE - DEBAT
Haut Languedoc 
Parc nature ou Parc éolien industriel ?
Mardi 22 décembre 2009 à 20 h 30
PALAIS DES CONGRÈS DE MAZAMET
Organisée par le Collectif TOUTES NOS ÉNERGIES dont l'association HURLEVENT est membre

Intervention de Jean-Louis BUTRÉ - Président de la Fédération Environnement Durable

Ecoute de la première partie
Ecoute de la deuxième partie
Ecoute de la troisième partie

Téléchargement fichier audio JL Bultré première partie
Téléchargement fichier audio JL Bultré deuxième partie
Téléchargement fichier audio JL Bultré troisième partie

Intervention de Yves VÉRILHAC - Ancien Directeur du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche

Ecoute de la première partie
Ecoute de la deuxième partie
Ecoute de la troisème partie

Téléchargement fichier audio Y Vérilhac première partie
Téléchargement fichier audio Y Vérilhac deuxième partie
Téléchargement fichier audio Y Vérilhac troisième partie

Bientôt la vidéo de la conférence et du débat disponible sur notre site

Vendredi 6 mars 2009 5 06 /03 /Mars /2009 23:31

Un projet d’éoliennes sème la discorde dans trois petites communes. Faute de dialogue et d’information des populations.

A Fontaines en Duemois, la concertation ne coule pas de source… Entre 2002, année où la société Eole-Res spécialisée dans l’exploitation de centrales éoliennes prend contact en Côte d’or avec les petites communes de Fontaines, Chaumes les Baigneux et Lucarne (au total environ 350 habitants) et 2007, date à laquelle sont déposées les demandes de ZDE (Zone de développement de l’éolien), la population de ces villages aura été consultée … une seule fois, en fin de course ! Au bilan, l‘opacité aura causé de sérieux dégâts... Depuis 2005, les communes et donc la population sont nécessairement associées au processus d’installation d’éoliennes puisque c’est dans la compétence du maire de demander une Zone de développement de l’éolien (ZDE) au préfet. « Nous avons découvert qu’il existait un projet éolien sur la commune seulement en octobre 2007, après que la demande de ZDE ait été envoyée au préfet ! (juillet 2007) explique Laurence Plévert, qui, avec quelques habitants, a créé l’association « Vivre à Fontaines » pour pouvoir négocier ce projet. Les membres du Conseil municipal, croyant voter une demande d’étude de faisabilité de l’implantation d’éoliennes, avaient en fait voté directement une demande de ZDE qui signifiait leur approbation à ce projet. Quant aux habitants « lambda », ils ne disposent que de deux mois pour s’opposer à une décision du Conseil municipal. Quand nous avons réalisé ce qui s’était passé, il était trop tard »…

L’association a relevé à l’attention du Préfet toutes sortes d’aberrations qui se trouvent dans le dossier :

Primo, le dossier ZDE n’est signé d’aucun cabinet d’études, mais uniquement du nom des trois communes. Les élus d’un village de 150 habitants comme Fontaines étaient-ils capables de réaliser une telle investigation ? C’est en fait la société Eole-Res qui l’a menée.

Secundo, ce document contient une série de fausses informations, et mentionne par exemple une consultation de la population qui n’a jamais eu lieu.

Tertio, sur les onze conseillers municipaux de Fontaines qui ont voté pour le projet (en croyant en fait voter pour une étude de faisabilité du projet), huit d’entre eux (ou des membres de leur famille proche),avaient des intérêts privés dans l’affaire : ils percevront 2 000 à 4 000 euros par éolienne et par an selon qu’ils sont seulement propriétaires des champs ou également exploitant. Certes, dans la mesure où l’emplacement exact des éoliennes n’est pas encore connu, les intérêts de certains de ces conseillers sont seulement « potentiels » et leur vote n’est donc pas illégal. Il n’en est pas moins « immoral », estiment les membres de l’association « Vivre à Fontaines ».

Tous ces problèmes ont été signalés au Préfet. Mais l’association n’a reçu de réponse qu’à sa dernière missive, alors que la demande de ZDE avait déjà été acceptée par la préfecture.

Au quotidien, l’ambiance est devenue…électrique. Certains conseillers municipaux ont demandé l’organisation d’un référendum, qui a été refusé par le Préfet. L’association a finalement choisi d’attaquer le maire au pénal pour faire annuler la décision du Conseil municipal de 2006 (votant la demande de ZDE) pour vice de procédure. Dernière péripétie : la convocation, en janvier 2009, pour des réunions de Conseil Municipal des différentes communes avec le promoteur et les conseillers municipaux précisait qu’elles se tiendraient « à huis clos ». Tout cela a divisé les populations. Quelques-uns, qui se connaissent depuis l’enfance, ne se parlent plus. Certains souhaitent l’arrêt pur et simple du projet. D’autres pensent qu’il faudrait repartir de zéro, consulter la population, prévoir d’installer les éoliennes à au moins 1500 mètres des habitations, comme le recommande l’Académie de médecine, et non pas à 750 mètres comme prévu. Ils sont nombreux aussi à se plaindre du manque d’informations sur les bénéfices que les communes pourront tirer de tout cela : quel sera le montant de la taxe professionnelle perçue ? Quels bénéfices pour quels coûts ?

Alors bien sûr, dans cette affaire, les intérêts économiques des uns et des autres ne sont pas absents. Entre ceux qui désirent augmenter leur revenus et ceux qui s’inquiètent de voir dévaloriser leur bien immobilier, la discussion n’est pas simple. A l’inverse de ce que l’on pourrait imaginer, la ligne de partage ne passe pas simplement entre agriculteurs et « néo ruraux », mais traversent les familles et les catégories professionnelles. Dans certains cas, le père, propriétaire du champ est opposé au projet quand son fils, exploitant, y est favorable, ou vice-versa. Une chose est certaine : procéder dans l’opacité n’est certainement pas le meilleur moyen de faire progresser la « cause » de l’éolien.

Marina Julienne

Par Association HURLEVENT
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 22:07

 

Le CO2 s’échange sur un marché qui existe depuis 2005. En décembre, chaque Etat membre s’est vu allouer un quota d’émissions de CO2 qui a été réparti entre les différentes industries. Les entreprises qui émettent moins de CO2 que leur quota peuvent vendre des droits d’émission (des "droits à polluer"), sur le marché.

Mais depuis août, le prix de la tonne de CO2 ne cesse de baisser. A cause de la crise, les usines tournent au ralenti. Elles produisent donc moins de CO2. Et donc la demande en droit de polluer chute. Conséquence, le prix du CO2 chute. Il est passé en dessous de la barre des 10 euros la tonne en février.

Et cela tombe mal. C’est juste au moment où la nouvelle administration américaine s’engage à instaurer un marché du CO2 pour entamer une "relance verte". Le budget de Barack Obama par exemple comprend des centaines de milliards de dollars de revenus provenant du futur marché du CO2 américain.

L’Australie s’est, elle aussi, lancé dans le vert : elle a ratifié en 2008 le protocole de Kyoto, et devrait démarrer son propre marché de CO2 en 2010.

Le problème, en effet, c’est qu’à long terme la chute du prix du CO2 soit désastreuse pour les investissements dans les énergies renouvelables.

Comment faire pour inverser la tendance ? Une réponse : rendre plus drastique les normes anti-CO2, ce qui donnera plus de valeur aux quotas vendus sur le marché. Mais c’est un sujet sensible, il ne fait pas l’unanimité en Europe, la Pologne et même l’Allemagne voulant défendre leur industrie lourde. Pourtant, la relance économique devrait passer par le vert. Et certains pays sont plus convaincus que d’autres. Selon un rapport de la banque HSBC, les plans de relance sud-coréens, chinois et français sont ceux qui font la plus belle part à l’investissement écologique.

FRANCE 24 - L’ACTUALITE INTERNATIONALE 24 H/24

 

Par Association HURLEVENT
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Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 22:41

Le nombre de permis de construire d'éoliennes a plongé au dernier trimestre 2008. Et la fin de la taxe professionnelle menace les projets.

 

L'éolien français tourne à bas régime. Certes, le nombre d'aérogénérateurs installés en 2008 a permis de faire progresser la puissance installée de quelque 37 % (950 MW) pour la porter à 3.040 mégawatts (MW). Toutefois, la dynamique de développement semble s'être enrayée depuis quelques mois. « Au quatrième trimestre de l'année passée, le nombre de MW éoliens supplémentaires exploitables situés en file d'attente chez ERDF s'est élevé à 150, ce qui correspond à une moyenne annuelle de 600 MW », nous indique Christian Dugué, le président de l'association France Énergie Éolienne (FEE), la branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Très loin donc des projections établies par les participants au Grenelle de l'environnement, qui prévoyaient entre 1.600 et 2.000 MW supplémentaires installés par an.


Le nombre de permis de construire accordés depuis la mi-2008 a fondu comme neige au soleil, affirme-t-on au SER. Il a été divisé par 2,5. « Les questions d'intégration dans le paysage deviennent de plus en plus sensibles. L'administration tarde à valider les projets qui ont pourtant franchi avec succès les différentes phases d'études d'impact et d'enquêtes publiques », regrette Christian Dugué. En clair, certains préfets aux responsabilités dans les grandes régions éoliennes françaises (Picardie, Champagne-Ardenne, Centre) seraient plus sensibles que d'autres aux sirènes des lobbies antiéoliens de plus en plus vivaces et organisés. Ils « traîneraient les pieds et retarderaient la promulgation des permis de construire ». Selon le président de FEE, les dossiers ainsi suspendus par l'administration pourraient représenter une puissance potentielle supérieure à 1.500 MW.


Mettre de la cohérence

Mise en cause, la préfectorale réfute toute opposition « idéologique ». La multiplication, parfois anarchique, des ZDE (zones de développement éolien), initiées par les collectivités locales souhaitant accueillir des aérogénérateurs sur leur territoire, « soulèverait des problèmes de cohérence ». Des problèmes qui n'ont pas échappé au législateur, lequel réclame désormais que ces ZDE soient compatibles avec les nouveaux « schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie » ; ces derniers seront à la charge des préfets de région et des présidents de conseil régional. Dans l'attente d'instructions précises sur le contenu de ces schémas, les préfets estimeraient qu'il est urgent... d'attendre.

Par ailleurs, nombre de développeurs considèrent que l'annonce voilà quelques jours, par le président de la République, de la suppression prochaine de la taxe professionnelle porte un rude coup à la filière éolienne française. Les responsables de collectivités qui ont accepté jusqu'alors de soutenir des projets de développement éolien n'avaient pas tous des convictions écologiques chevillées au corps ! Ils attendaient aussi que les rentrées fiscales viennent atténuer des oppositions parfois farouches. « Nos adhérents ne constatent pas encore de coup d'arrêt lié à cette annonce présidentielle. Toutefois, les élus se posent beaucoup de questions », prévient Christian Dugué.

Certains estiment déjà avoir été roulés dans la farine. C'est le cas de Christian Théron, maire de Roquefort-des-Corbières, dans l'Aude, qui se bat depuis 1999 pour implanter sur le territoire de sa commune (900 habitants) une ferme éolienne de 21 machines de 2,2 MW chacune et de deux fermes photovoltaïques qui occuperont au total près d'une cinquantaine d'hectares. A priori, les éoliennes devaient venir améliorer l'ordinaire de Roquefort-des-Corbières en multipliant par cinq son produit fiscal actuel de l'ordre de 130.000 euros. Mais l'oukase présidentiel antitaxe professionnelle a jeté un froid. « Certes, l'abandon de cette taxe sera compensé par un autre impôt. Mais la base de calcul risque d'être celle d'un exercice qui n'enregistrera pas de rentrées fiscales générées par les aérogénérateurs, poursuit Christian Théron. Les communes touchent la taxe professionnelle avec un décalage de deux ans. L'effet risque d'être totalement déstabilisateur. 

http://www.latribune.fr/entreprises/green-business/149940/des-vents-contraires-freinent-leolien-francais.html

Par Association HURLEVENT
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 16:38

Traduction du journal allemand Spiegel Online

Les éoliennes en Europe ne contribuent en rien aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
par Anselm Waldermann
En dépit du boom européen des énergies éoliennes et solaires, les émissions de CO2 n'ont pas été réduites, ne serait-ce que d'un gramme. Aujourd'hui, même le parti Vert (Grünen) jette un regard nouveau sur ce problème comme le montrent les méls obtenus par Spiegel Online.
Les industries allemandes d'énergies renouvelables sont une fantastique success story. Environ 15 % de l'électricité du pays vient du solaire, du vent et des installations de biomasse ; à peu près 250 000 emplois ont été créés, et la valeur nette du business est d'environ 35 milliards d'euros par an.
Mais il y a un problème : le climat n'a en fait pas profité de ces développements. Aussi surprenant que ça paraisse, les nouvelles turbines éoliennes et les cellules solaires n'ont pas empêché l'émission d'un seul gramme de CO2.
Selon la loi en vigueur dans l'Union Européenne, les éoliennes allemandes n'ont pas servi à réduire les émissions de CO2 ; elles ont simplement permis à l'Europe occidentale de polluer davantage.
Encore plus surprenant, c'est la politique de changement climatique de l'union européenne, pourtant qualifiée d'être la plus progressiste du monde, qui en est responsable. Le système européen d'échange de permis d'émissions de CO2 détermine la quantité totale de CO2 qui peut être émise par les producteurs d'énergie et les industries. Et cette quantité ne change pas, quelle que soit la quantité d'éoliennes érigées.
Les experts sont conscients depuis quelque temps cette situation, mais elle n'est pas bien connue du public. Même les responsables gouvernementaux allemands n'en parlent qu'à mot couvert. Personne ne souhaite discuter de ses conséquences politiques.
C'est un sujet sensible : L'Allemagne est reconnue comme le leader mondial dans tout ce qui relève des énergies renouvelables. Le secteur des énergies renouvelables ne veut pas ternir son image. Berlin ne veut en aucun cas que la Loi sur l'Energie Renouvelable (Loi EEG) - qui définit les prix d'achat obligatoires des énergies " vertes " par les producteurs d'énergie - en vienne à être discréditée.
Parallèlement, les grandes compagnies de production d'énergie ont intérêt à maintenir le statu quo. En conséquence, personne ne pousse au changement. Toutes les parties concernées restent silencieuses.
Ce n'est pas un outil de changement climatique
En réalité, cependant, même le parti Vert (die Grünen) a reconnu le problème, comme le montre à l'évidence un échange de méls survenu l'année dernière entre experts énergétiques du Parti, et obtenu par Der Spiegel. L'un d'eux écrit à un de ses collègues : " Cher Daniel, désolé, mais la Loi (EEG) sur l'Energie Renouvelable ne changera rien pour le changement climatique, de toute façon ". Depuis l'introduction du système d'échange de permis d'émission, cette loi EEG est devenue " un instrument de changement structurel, mais non un instrument pour combattre le changement climatique.
Cela signifie que les éoliennes ou les installations de panneaux photovoltaïques révolutionnent le mix énergétique allemand, créant des emplois et rendant le pays plus indépendant des importations. Mais cela n'aide en rien dans le combat contre le changement climatique.
Selon le pire scénario, les installations " d'énergie soutenables " pourraient avoir un effet préjudiciable sur le climat. Plus on raccorde d'éoliennes au réseau, plus les centrales à charbon réduisent leur puissance. Cela est souhaitable en soi - mais le problème est que la quantité de permis d'émission de CO2 reste constante. En d'autres termes, il y aura davantage de certificats par kilowatt d'énergie charbon. En conséquence, le prix de la tonne de CO2 émise va chuter.
C'est exactement ce qui s'est produit lors de récents contrats. Un certificat pour l'émission d'une tonne de CO2 ne coûte pratiquement plus rien. Il n'y a donc plus aucun incitatif pour les producteurs d'énergie à investir dans des " technologies douces pour le climat ".
Au contraire, L'Allemagne était capable de vendre des permis inutilisés à travers l'Europe - à des compagnies exploitant des mines de charbon dans des pays comme la Pologne ou la Slovaquie, par exemple. Grace aux éoliennes allemandes, ces industriels étaient capables d'émettre plus de gaz à effet de serre qu'ils n'en avaient planifiés initialement. Etant donné le rendement moindre des centrales des pays de l'Est, c'est tout sauf bon pour le climat !
Ce phénomène devient surtout évident chaque fois qu'une industrie " d'énergie soutenable " croît plus vite que prévu - comme récemment, lorsque la croissance de la branche des énergies renouvelables a rapidement rendu obsolète le plan CO2 de la Commission Européenne.
La rénovation est préférable aux éoliennes
Les experts des Verts prennent ce problème très au sérieux : " Nous sommes dans une situation véritablement critique, et nous devons reconsidérer et changer des choses que nous considérions comme acquises " écrit un contributeur à ce débat, ajoutant qu'il est grand temps de réexaminer " si nous nous sommes fixés les bonnes priorités ".
Un autre expert commence son mél par une clarification générale : Chers Amis, je ne suis pas totalement contre la Loi sur les Energies Renouvelables. Je tiens à le souligner car Manfred m'a plusieurs fois décrit par erreur comme un adversaire de cette loi " Mais vient le gros MAIS : " Lorsque l'on dépense moins pour réduire les émissions de CO2 en isolant un bâtiment que par l'éolien, c'est là-dessus que nous devons concentrer nos efforts ". Lorsqu'il s'agit de changement climatique, tout devient secondaire par rapport à la réduction des émissions de CO2.
Coût des réductions d'émission de CO2 (en €/tonne de CO2)
Rénovation des bâtiments (dans 90% des cas) <0*
Rénovation des bâtiments (dans 5% des cas) 0-100
Rénovation des bâtiments (dans 5% des cas) >100
Modernisation d'une vieille centrale au charbon 20
Réduction des émissions de l'industrie >20
Centrale au gaz remplaçant une centrale au charbon 28
Centrale au charbon pauvre équipée de récupération de CO2 >30
Modernisation d'une récente centrale au charbon 50
Centrale au gaz remplaçant une centrale au charbon pauvre 50
Centrale au charbon équipée de récupération de CO2 >50
Biomasse >50
Biofioul >50
Energie éolienne >50
Géothermie >100
Photovoltaïque 300-500
* une valeur négative indique que l'opération est profitable.
Source : McKinsey, RWE, Fédération allemande des ERN
A l'évidence, lorsqu'il s'agit de changement climatique, les investissements en éolien ou photovoltaïque ne sont pas très efficaces : Eviter l'émission d'une tonne de CO2 exige un investissement relativement important. D'autres moyens, notamment les rénovations des bâtiments coûtent bien moins cher, pour un même effet.
Ces échanges de méls se terminent par des expressions conciliantes, comme " Qu'en pensez-vous ? " Mais sont rapidement suivis d'un PS : " Pensons-nous, nous les Verts, que le problème (du changement climatique) va se résoudre en vissant seulement des panneaux solaires sur nos toits ? "
Les Groupes Environnementalistes admettent le problème
La Fédération Allemande des Energies Renouvelables n'est pas fana de ce débat. La ligne du groupe lobbyiste est : " La mise en œuvre des énergies renouvelables provoquera une diminution des rejets de 120 millions de tonnes de CO2 en 2008 ". Si on les pousse dans leurs retranchements, les représentants de la fédération admettent cependant que cela ne s'applique qu'à l'Allemagne. Mais en réalité, les certificats d'émission peuvent être vendus et utilisés à l'étranger.
De la même manière, un employé de la fédération dit ouvertement qu'il y a " un certain degré de contradiction " entre la Loi EEG et le marché des permis d'émission.
Mais est-ce inéluctable ? Est-il réellement impossible de réconcilier ces deux volets de la protection du climat ?
En théorie, c'est bien sûr possible ! Pour ce faire, cependant, les lois actuellement en vigueur destinées à éviter les émissions de CO2 doivent être réconciliées. Cela signifie, en réalité, que chaque fois qu'une éolienne est mise en service, l'Etat devrait être forcé de retirer des certificats du marché. C'est la seule manière d'obtenir un réel effet sur le climat.
Les politiciens supportent le business
Des discussions ont eu lieu, sous la chancellerie de Gerhard Schröder, qui gouvernait alors en coalition avec les Grünen. A cette époque, le ministre de l'Environnement Jürgen Trittin voulait exclure les quantités d'énergie couvertes par la Loi EEG des calculs utilisés pour les échanges de CO2. Au lieu de cela, la réglementation actuelle favorable aux industriels a été instaurée. Les grands de l'énergie, qui ont revendiqué autant de certificats de CO2 qu'ils le pouvaient, ont entrepris un lobbying intense.
Ainsi, pourquoi rien n'a-t-il changé ? Selon les experts, l'une des raisons a quelque chose à voir avec les problèmes techniques. Au cours de la période d'échanges en cours - disent-ils - l'ajustement des volumes de certificats de CO2 n'est pas facile.
Pourtant, une source SPD donne une autre explication : " Les politiciens n'ont qu'à se résigner à certaines choses ". Selon lui, si l'Etat se retournait vers les industriels et retirait les certificats qui leur avaient été alloués, il en résulterait des hurlements. " Que pensez vous que nous diraient les industriels ? "dit-il " En tant que politicien, il y a certaines tempêtes que vous ne pouvez pas affronter ".


http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,606763,00.html

Par Association HURLEVENT
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 14:51

Les cent plus belles églises du Finistère, Chinon et Saumur dans le Val de Loire, les villes d'Orléans, Troyes, Provins, Laval, Le Havre, Fécamp, Bastia, les sites de Sorgues, Montségur, Saint-Guilhem-le-désert, Saint-Emilion dans le midi, tous les grands châteaux et les bastides du Périgord, les monuments antiques de Saintes, les abbayes de Saint-Savin, la Charité sur Loire, Baume-les-Messieurs, les sites de peintres comme Giverny, Pont-Aven, Collioure, Auvers-sur Oise, Barbizon, et plus de mille autres trésors de la France ont perdu la protection de l'Etat assurée par les architectes des bâtiments de France.

Dans un communiqué du 30 janvier, Madame Albanel "a pris acte du vote par le Parlement d'un amendement (l'amendement la Raudière) supprimant l'avis conforme des architectes des bâtiments de France (ABF) dans les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP)". Elle insiste sur le fait que "cette mesure ne doit pas s'analyser comme l'abandon d'une prérogative de l'Etat dans le domaine du patrimoine mais qu'elle correspond à la volonté de moderniser les procédures".

La réalité est contraire à cette affirmation :

L'amendement la Raudière enlève à l'ABF, pour la confier au maire de la commune, la décision d'autoriser des travaux dans 596 des plus beaux sites de France et dans l'environnement des monuments historiques (plus de mille) qu'ils englobent. Ce n'est pas une modernisation des procédures mais, au sens propre, une démission de l'Etat.

La suppression de l'avis conforme des architectes des bâtiments de France dans les ZPPAUP figurait dans le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement (Grenelle 2), à la demande de quelques maires qui souhaitaient pouvoir passer outre cet avis pour autoriser des panneaux solaires sur les toits dans les ZPPAUP. Le Ministère de l'écologie avait entamé une concertation sur le volet paysages du Grenelle 2, au cours de laquelle les associations du patrimoine avaient exprimé leur ferme opposition à cette mesure disproportionnée avec le problème des panneaux solaires.

Depuis 25 ans, les associations travaillent en concertation avec les élus et les architectes des bâtiments de France pour délimiter des ZPPAUP et écrire des règlements destinés à encadrer l'avis conforme des ABF. Il n'a jamais été question que les communes se dotent de l'autorité nécessaire pour trancher sous l'angle du patrimoine sur les demandes de travaux et de permis de construire en ZPPAUP, ni de substituer le règlement à la nécessaire décision au cas par cas.

Le zonage des ZPPAUP a remplacé le périmètre de 500 mètres autour des monuments historiques qui délimitait auparavant l'avis conforme. Les monuments en ZPPAUP, contrairement aux autres, ne bénéficient plus de l'avis conforme et se retrouvent du jour au lendemain sans cette protection.

Des réactions nous parviennent de toute la France. Les associations reconnues d'utilité publique (le G8, auquel participe la FNASSEM) se réunissent mercredi pour coordonner leur réaction à ce coup bas contre le patrimoine.


Kléber Rossillon, président de la FNASSEM

http://www.associations-patrimoine.org/a-la-une.php?page=3

Par Association HURLEVENT - Publié dans : DIVERS
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Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 08:25

La commission des sites a donné un avis défavorable à une reprise de l'activité du parc d'aérogénérateurs.

Les dix éoliennes plantées sur la colline de la Boussole, à cheval sur les communes de Sallèles et de Limousis ont depuis bien longtemps cesser de tourner dans le ciel du Cabardès. Présentées en 1998, comme l'un des fleurons technologiques des énergies renouvelables, elles sont aujourd'hui réduites au silence. Seuls, les dix mâts et les dix nacelles des aérogénérateurs restent suspendus à près de 50 m du sol. Pour combien de temps encore ? Car depuis novembre 2003, celui qui fut le deuxième parc éolien inauguré dans le département, ne produit plus un seul watt. Cette année-là, un coup de vent capricieux jette au sol les pales de plusieurs machines. Le parc est définitivement arrêté.

Loin des prétentions affichées par l'exploitant, une filiale d'EDF, qui affirmait pouvoir produite annuellement l'équivalent de la consommation électrique de 7400 personnes (hors chauffage). Mais il faudra attendre encore près de trois ans pour que le site soit mis en totale sécurité avec le démontage des dernières pales.

Reste désormais à connaître l'avenir qui sera réservé au site. En début de mois, la commission des sites, réunie en préfecture a émis un défavorable quant à la reprise d'une activité de ce type.

Si le préfet n'est pas tenu de suivre l'avis de ladite commission, il semble acquis que l'acte de décès du site éolien n'est qu'une question de temps. La commission des sites a rejoint l'idée générale du plan paysage éolien adopté en 2005 par la préfecture, et qui préconisait la limitation du mitage de l'espace, la protection du patrimoine et des lieux à haute valeur touristique. Ce plan en revanche était favorable aux implantations dans les plaines (basse vallée de l'Aude). En gros ce plan bannissait l'idée même d'une installation d'aérogénérateurs en piémont.

Du coup, EDF Energies Renouvelables qui était sur les rangs pour relancer la production électrique sur le site ne pourra pas être en mesure de déposer un permis de construire et d'y réinstaller des aérogénérateurs de la nouvelle génération.

Ce revirement pose un autre problème. Car si le parc n'est plus en activité, qui aura la responsabilité de l'effacer du paysage ?


Le projet était porté par la communauté de communes

C'est Jean-Jacques Ruiz, président de la Communauté de communes du Haut Minervois -Cabardès, qui a présenté en début de mois, le projet de reprise du site éolien, accompagné par EDF Energies nouvelles. Initialement, seules les communes de Limousis et de Sallèles percevaient la taxe professionnelle.

Depuis que les communes sont regroupées dans le cadre de l'intercommunalité, changement de règle : la TP est perçue par la communauté. Selon Alain Marcaillou qui siégeait à cette commission, le non l'a emporté d'une courte tête.

Le préfet passera-t-il outre cet avis qui n'est que consultatif ? Une chose est sûre, EDF Énergies nouvelles est prête à mettre plusieurs centaines de milliers d'euros pour reprendre la production sur le site. Le producteur historique aurait même, lors de cette présentation, émis l'idée de ne pas installer, dix éoliennes tout en produisant autant d'énergie grâce notamment aux perfomances des nouveaux « moulins à vent ».

Quant à l'implantation, en lieu et place, d'une ferme photovoltaïque, elle semble, selon plusieurs observateurs, absolument irréaliste.

Bruno Huet

Par Association HURLEVENT
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 08:52

Nous le disons depuis plusieurs mois.
On implante des éoliennes pour ensuite pouvoir construire des nouvelles centrales nucléaires. La politique énergétique française n'est faite que de faux semblant la preuve :
pas un, mais deux nouveaux EPR !


Faute de pouvoir choisir entre EDF et GDF Suez pour construire le deuxième réacteur nucléaire de dernière génération, le chef de l'Etat pourrait finalement décider d'en attribuer... un à chacun. Reste à trouver l'argumentaire qui justifierait cette option aux yeux de l'opinion publique, alors même que la nécessité d'un deuxième EPR est loin d'être démontrée.

Entre les deux, son coeur balance. Faute de pouvoir trancher entre EDF et GDF Suez pour la construction du deuxième EPR français, Nicolas Sarkozy réfléchit au lancement non pas d'un, mais de deux nouveaux réacteurs de dernière génération. Une façon de satisfaire les deux camps. Rien ne sera décidé avant trois semaines. L'Elysée veut se laisser le temps de la réflexion. Mais cette solution de compromis a bien été évoquée vendredi dernier, lors d'un conseil de politique nucléaire convoqué par le chef de l'Etat. Sur ce dossier extrêmement sensible, la prudence reste toutefois de mise. Chacun sait qu'au final c'est le président de la République, et lui seul, qui dictera la marche à suivre. Fébrilement, les différents acteurs de la filière nucléaire française en sont donc réduits à décoder les signaux émis par l'Elysée. Or, ces jours-ci, les signaux disent tous la même chose : « Je crois qu'il faut faire de nouveaux EPR », déclarait ainsi Nicolas Sarkozy, le 15 janvier, à Vesoul, devant des patrons français. Le pluriel n'a échappé à personne. Jusque-là, le chef de l'Etat s'était toujours contenté d'évoquer le « deuxième EPR ». « La conviction de tous, c'est que, si un seul EPR est annoncé, il sera pour EDF, confie un bon connaisseur du dossier. Mais personne n'imagine un seul instant que GDF Suez puisse être oublié. »

Ballon d'essai

Sur le papier, l'option des deux réacteurs paraît donc la plus simple. Mais rien n'est jamais simple dans le petit monde du nucléaire. Avant de se jeter à l'eau, Nicolas Sarkozy souhaite en prendre plusieurs fois la température. Certains interprètent par exemple l'information parue le week-end dernier dans « Le Journal du dimanche » comme un ballon d'essai. Qu'apprenait-on à sa lecture ? Qu'EDF était le mieux placé pour construire et exploiter le deuxième EPR - la solution préférée des syndicats. Mais, en même temps et pour la première fois, l'hypothèse d'une troisième centrale promise à GDF Suez y était formulée... S'il s'agissait d'un test, il est à l'évidence réussi pour les partisans du nucléaire. Quatre jours plus tard, on ne peut pas dire que les associations écologistes soient réellement montées au créneau pour condamner le lancement de nouveaux EPR. Côté syndical, on n'a pas assisté non plus à une levée de boucliers face à ce qui pourrait ressembler à une « privatisation du nucléaire ». Tout juste le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, aura-t-il rappelé à l'agence Bloomberg qu'il « serait sensé de conserver le contrôle du nucléaire dans le service public ».

Bruxelles veille

Reste la question du timing. Car promettre un troisième EPR à GDF Suez, c'est bien. Mais à quelle échéance ? Le numéro deux français, qui veut être reconnu comme exploitant nucléaire sur son marché domestique, ne peut se satisfaire d'un plan de route à dix ans. Pour pouvoir construire des centrales nucléaires au Royaume-Uni, au Moyen-Orient ou en Europe centrale, GDF Suez a besoin d'une vitrine technologique. Au même titre qu'EDF.

En plein effort de relance, l'Etat n'est pas seulement sensible aux perspectives économiques d'une filière nucléaire française portée par deux acteurs forts. Il sait aussi que la Commission européenne lui tomberait dessus si les espoirs du groupe franco-belge étaient déçus. « Pour l'Europe, accorder un deuxième EPR à EDF serait un scandale », estime un analyste. Le marché français est déjà verrouillé par l'opérateur historique. La situation serait pire s'il se voyait attribuer un nouveau réacteur.

Le grand rival d'EDF n'a pas attendu l'annonce d'un deuxième voire d'un troisième EPR pour pousser ses pions. A travers sa filiale Electrabel, GDF Suez est déjà un opérateur nucléaire en Belgique. Un opérateur qui plus est respecté, puisque le taux de disponibilité de ses centrales, qui mesure l'efficacité d'un exploitant, est nettement supérieur à celui d'EDF. Son dossier comporte cependant une faiblesse : les sites qu'il a sécurisés - au Tricastin (Drôme) et à Marcoule (Gard) - se situent en bordure du Rhône, ce qui n'est pas idéal pour le refroidissement d'une centrale. Par ailleurs, la vallée du Rhône, déjà très bien dotée en centrales nucléaires, est proche de l'engorgement.

Industriellement, GDF Suez joue la carte européenne. Dans l'hypothèse où il se verrait confier la construction d'une centrale nucléaire, le numéro deux français envisage d'associer au projet un électricien allemand. Des discussions en ce sens ont déjà été nouées avec le géant E.ON. Une option sans doute séduisante aux yeux d'un Nicolas Sarkozy qui aimerait voir surgir un débat en Allemagne sur l'opportunité de renouer avec l'atome. Autre pièce du puzzle : la présence d'un ou de plusieurs gros industriels au capital de la future tranche. Des contacts auraient notamment été pris avec le groupe de matériaux de construction Saint-Gobain ainsi qu'avec le sidérurgiste ArcelorMittal, déjà présent à ses côtés au tour de table d'une centrale en Roumanie.

Et EDF dans tout cela ? Après avoir clamé haut et fort que la France n'avait pas besoin d'un deuxième EPR, l'électricien tricolore a calé son discours sur celui du chef de l'Etat. Il se dit prêt, désormais, à construire le deuxième exemplaire de la série. Mais il ne le fera pas seul. Comme à Flamanville, EDF s'associerait vraisemblablement à l'italien Enel, à qui reviendraient 12,5 % de l'électricité produite. Un schéma prévu par l'accord signé entre les deux groupes en 2007, qui porte sur cinq tranches EPR. De quoi alléger la facture, sachant qu'un réacteur de troisième génération coûte aujourd'hui autour de 5 milliards d'euros et que l'électricien français vient de dépenser près de 20 milliards pour acquérir le britannique British Energy et l'américain Constellation.

L'ombre de Gazprom

Mais Enel n'est pas le seul partenaire possible. Si surprenant que cela puisse être dans le contexte actuel, l'un des schémas auxquels a réfléchi EDF, ces derniers mois, s'articulait autour d'un autre poids lourd du paysage énergétique : le russe Gazprom ! La crise russo-ukrainienne a forcément éclipsé pour un temps ce projet. Mais l'idée de nouer un partenariat de long terme avec le géant gazier reste bien ancrée chez l'électricien français. A peine arrivé à la tête de l'entreprise en provenance de Gaz de France, Pierre Gadonneix avait tenté de se fournir auprès de Gazprom, mais celui-ci avait décliné sa proposition, préférant maintenir ses bonnes relations avec GDF. Quatre ans plus tard, EDF cherche toujours à s'assurer des ressources gazières. De son côté, Gazprom affiche des ambitions nouvelles dans l'électricité, et dans le nucléaire en particulier.

Si l'ombre de Gazprom peut desservir la candidature d'EDF, l'ancien monopole ne manque pas d'atouts dans la course à l'EPR. Son expertise est mondialement reconnue. La construction du tout premier réacteur français de troisième génération, à Flamanville, lui ferait bénéficier de l'effet de série. Et le groupe dispose surtout des meilleurs sites. Trois emplacements sont susceptibles d'accueillir le ou les futurs réacteurs : deux en bord de mer (à Penly, en Seine-Maritime, et à Flamanville, dans la Manche), donc techniquement avantagés pour des questions de refroidissement ; un troisième à Chooz (Ardennes), une région qui aurait besoin d'un coup de pouce après la fermeture du centre d'entraînement commando de Givet.

Les atouts et faiblesses des deux candidats sont sur la table. Reste à convaincre les plus réticents au sein du gouvernement - Jean-Louis Borloo estime notamment qu'un troisième EPR n'est pas d'actualité. Et à trouver l'argumentaire qui permettra de « vendre » à l'opinion publique la nécessité de construire non plus un, mais deux réacteurs nucléaires supplémentaires avant la fin de la prochaine décennie. A cet égard, l'actualité des dernières semaines a plutôt servi les visées des partisans d'une relance accélérée du programme nucléaire français : à leurs yeux, la récente vague de froid a mis en lumière des besoins accrus en électricité, la crise du gaz a démontré l'importance de l'indépendance énergétique et l'essor programmé de la voiture électrique risque de solliciter un peu plus notre parc de production...

Il n'empêche. La décision de construire de nouveaux réacteurs pourrait susciter un débat assez vif dans une France globalement favorable au nucléaire, mais sensible au sujet, comme l'ont illustré cet été les incidents au Tricastin. « Le nucléaire est un sujet majeur qui nécessite un vrai débat », juge Hervé Mariton, député de la Drôme, consterné par le flou de la procédure. Jusqu'ici, la question de savoir s'il est nécessaire ou pas de construire un EPR supplémentaire n'a même jamais été posée. Dans un pays comme la Finlande, elle aurait fait l'objet d'un débat national, puis d'une discussion parlementaire, avant que ne soit envisagée la sélection d'un site...
 
http://www.lesechos.fr/journal20090122/lec1_l_enquete/4821708-reacteurs-epr-et-de-trois-.htm

Par Association HURLEVENT - Publié dans : L'EOLIEN DANS LES MEDIAS
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 20:09

20 janvier 2009 jour de l’investiture de Barak Obama à la présidence des Etats-Unis.

Jour emblématique où le peuple Américain manifeste pour son représentant élu une foi et un enthousiasme qui nous laissent songeurs de ce coté de l’atlantique.

Nous aimerions pouvoir signifier notre ferveur démocratique et républicaine à nos propres élus mais en l’occurrence ”ça va pas être possible”,  ces derniers ayant  le bon goût de déposer le dossier de ZDE en préfecture ce même jour. C’est bien la peine d’avoir à l’Elysée un président, dont les méthodes expéditives inspirent de plus en plus d’élus de tous poils, pour négliger avec autant de désinvolture les pièces maîtresses du procédé : la symbolique et la communication.

S’ils ont voulu nous provoquer, l’image qu’ils projettent est significative du respect dans lequel ils tiennent leur fonction, mais nous parions qu’ils ne l’ont même pas fait exprès.

Bon, nous sommes dans un petit pays, mais quand on n’a pas l’échelle, un blaireau peut être pris pour un ours et un moineau pour un rapace.

Certes, on sait qu’il nous faut faire avec eux, mais qu’ils n’oublient pas qu’il leur faudra faire avec nous !


Sanglier Chafouin 

Par Association HURLEVENT
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Mercredi 21 janvier 2009 3 21 /01 /Jan /2009 08:47

Ce mardi 20 janvier 2009 la Communauté de communes Orb/Jaur (mandatée par la communauté de communes du Saint-Ponais et les communes de Ferrières-Poussarou, Olargues et Saint-Etienne d’Albagnan) a transmis le dossier de demande de création de Zone De Développement Eolien des Avant-monts (ZDE) à la préfecture de l’Hérault pour instruction.

Le préfet dispose maintenant de six mois maximum pour instruire le dossier et prendre sa décision.

L’Association Hurlevent prend acte de cette décision et regrette, malgré les fortes oppositions et les graves conséquences qu’entraînerait ce projet industriel, que les élus locaux aient fait le choix délibéré de le mener à son terme.

Nous ne pouvons pas accepter que cette Zone de Développement Eolien industriel trouve un semblant d'exécution. Si cela devait être le cas, nous nous engageons à utiliser tous les moyens légaux en notre pouvoir pour y faire obstacle.

L'association Hurlevent va maintenant prendre de nouvelles initiatives auprès des responsables locaux et des services administratifs concernés. Elle vous informera, vous demandera d'exprimer votre opinion et le cas échéant fera appel à votre participation.

Nous comptons sur vous ; c'est avec vous que nous pourrons faire obstacle à ce projet démesuré.

Le bureau de l'Association Hurlevent


Par Association HURLEVENT - Publié dans : NOS MESSAGES
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Dimanche 18 janvier 2009 7 18 /01 /Jan /2009 12:43

A Bouloc, sur le Lévezou, plusieurs habitants racontent leur quotidien, qu’ils qualifient d’ »infernal », aux pieds des treize éoliennes suspendues de Castelnau-Pegayrols.

 

Vent calme sur Bouloc, dans le Lévezou. Les 13 éoliennes suspendues de Castelnau-Pegayrols fendent l’air en douceur. Sans chahuter.

Difficile d’imaginer « l’enfer » que vivent au quotidien ceux à qui l’on a imposé, sans contrepartie financière, la présence de treize éoliennes « au-dessus de leur tête ». Et pourtant, les riverains du parc éolien répètent à l’envi combien leur vie a changé depuis son installation en 2007.

Tous affirment avoir « subi sans préavis » le bruit dont ils n’avaient, paraît-il, a priori, « rien à craindre ». Le bruit « d’un avion de ligne qui passe sans cesse, mais qui n’atterrit jamais ». Le bruit qui va, qui vient. « Dans une même journée, il peut y avoir des moments plus calmes et des heures horribles », reconnaît Joël, agriculteur à Bouloc. « C’est totalement imprévisible ». Un « râle assourdissant » qui enfle par vents forts et brouillard, qui convulse et qui « couine » par temps de neige et de gel. Un « vacarme d’enfer » qui harponne corps et âme au réveil et ne les lâche plus jusqu’au sommeil. « Quand j’arrive dans ma cuisine », raconte Jean-Claude, voisin du parc éolien de Castelau-Pegayrols, « la première chose que je fais, c’est d’écouter le bruit des éoliennes. Le soir, rebelote. J’y pense en allant me coucher. J’ai dû changer de chambre pour les entendre le moins possible ».

 

Les nerfs en pelote

« Les nerfs sont usés », affirment ces riverains. « Le bruit des éoliennes, ça vous rend, du jour au lendemain, plus irritable », confie Joël. « Ça va finir par nous rendre tous fous ».

Sa femme Arlette « ne supporte pas de devoir monter le son de la télévision », quand les pales s’emballent, tout en haut sur la colline. « Heureusement qu’on avait la parabole avant la création du parc », ironise Joël, « sinon on aurait dû l’acheter. Les voisins qui avaient l’antenne râteau ont dû tout bazarder ». Arlette ne « supporte plus  non plus de devoir fermer les fenêtres pour espérer pouvoir dormir en été ». « C’est carrément intenable si l’on ouvre », raconte-t-elle. Elle ne « tolère plus » non plus de devoir « écourter ses travaux de jardinage », car, « avec tant de bruit, même une activité qui délasse devient prise de tête ».

 

Dangereux pour la conduite

Au-delà du bruit, il y a disent-ils, « la gêne visuelle ». « Avant, j’aimais regarder les paysages du Lévezou. Aujourd’hui, c’est affreux de voir ces éoliennes partout autour de soi dès qu’on prend la route pour aller travailler dans le secteur de Mauriac », affirme Marcelle, agricultrice domiciliée à Curan, « il y en a tellement qu’on finit par croire quelles sont partout ». Elle et son mari ne redoutent rien tant que leurs flashs tantôt bleus, tantôt blancs : « Quand on conduit sur ces routes, le regard est sans cesse attiré vers ces lumières, renchérit Marcelle, ça peut être dangereux pour ceux qui sont au volant ».

 

Partir au plus vite

Le bruit, les flashs, « les champs hérissés de ferraille ». Les gens de Bouloc ont déjà pensé « tout plaquer ». La maison, la ferme, les bêtes. Tout. Partir loin, très loin. « C’est terrible de penser à cela quand on a toujours vécu ici », avouent-ils. Tous savent pourtant qu’ils seront probablement « condamnés à rester là ».

A qui pourraient-ils vendre « ces pièges à rats » ? « A personne », répond sans illusion Jean-Claude, on ne veut plus de nos fermes avec tant de nuisances ». Et de suggérer : « On pourrait mettre un panneau à l’entrée de Bouloc : village à vendre pour sourds et aveugles ». L’humour, c’est tout ce qu’il reste à ces Don Quichotte pour se battre contre les moulins à vent.

EMILIE DELPEYRAT

Les séquelles psychologiques

de « la guerre des éoliennes »

 

Il Y A PLUS DUR que le bruit, la gêne visuelle : le silence, la rupture du lien social. Joël et sa femme ont perdu des amis depuis l’installation du parc éolien de Castelnau : « Les relations sont tendues, voire impossibles entre les pro-éoliennes et les anti » explique Joël, « il arrive que ceux qui ont des éoliennes sur leur terrain finissent par narguer les autres ». Les « victimes » tolèrent mal les moqueries relatives à leur situation. « Il y en a toujours pour dire qu’on n’entend pas de bruit, quitte à nous faire passer pour des fous. Mais ils s’arrangent toujours pour venir quand le vent est calme » déplore à son tour Jean-Claude. Un « drame humain » qui pousse Gérard à déclarer, la mort dans l’âme, que « son coin, il ne l’aime plus comme avant ».


 

Article d’un numéro récent de « Centre Presse, le Journal de l’Aveyron »

 

Par Association HURLEVENT
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Association Hurlevent

  • : Association HURLEVENT
  • : 01/03/2008
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TOUT SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL

Projet de ZDE / Avant-monts

Nous attendons la recevabilité du dossier par la préfecture pour mettre à jour les nouvelles caractéristiques du projet

Le document officiel en téléchargement format PDF


Origine du projet :

Communauté de Communes du Pays Saint-Ponais , Commune d' Olargues, de Saint Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou

Projet Initial :

Zone de Développement Eolien de 100 MégaWatt.

 

Zone concernée :

Crêtes de Riols jusqu’à Col Fumat en passant par Ferrières-Poussarou
Communes de Riols, Pardailhan, Saint-Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou, Olargues.

Parc prévu :

Existant : 4 éoliennes de Riols

marque NEC MICON / puissance 4 x 0.9MW = 3.6 MW / hauteur 75 m hors tout


1° tranche
 : 23 éoliennes de Riols à Ferrières

marque ENERCON E70 / puissance 23 x 2.3MW = 52.9 MW / hauteur 93 m hors tout (70m diamètre des palles)


2° tranche
 : 

L'adjoint au porteur de projet ne se prononce pas sur le nombre d’éoliennes. Le calcul est vite fait.

100MW – (52.9MW + 3.6MW)  = 43.5MW qu’il reste à développer entre Ferrières et Lasalle.

 La ZDE envisagée mesure 18 km.
 

Bilan :

43.5MW correspond à plus de 18 éoliennes du même type que celles envisagées entre Riols et Ferrières.  
4 + 23 + 18 = 45 éoliennes.

 

IMPORTANT : Il a été confirmé par le porteur de projet qu’une ZDE peut être étendue après sa création. Hier 4 éoliennes pour 3.6 MW, demain 27 éoliennes pour 56.5 MW, après demain 45 éoliennes pour 97.9 MW et après ???????

Coût de 1 MW = environ 1 million d’euros, donc il s’agit bien là d’un projet aux investissements industriels colossaux.

L'adjoint au  porteur de projet a confirmé que ce projet ne créera aucun emploi dans la vallée.

 

 

Le périmètre de la ZDE
Cliquez sur l'image pour l'agrandir



Carte des sensibilités paysagères
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
(attention fichier pdf de 3,6 Mo)


Comparatif avec la Cathédrale de Saint-Pons de Thomières
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

  " La saison touristique s'annonce:
Proposition de carte postale (sic!) "

Olargues et une éolienne de 120 m de hauteur
( Les proportions ont éte respéctées)


ZDE des Avants-monts
 


Région
 : Languedoc Roussillon


Département 
: Hérault


Communauté de communes
: Orb-Jaur (Berlou, Colombières-sur-Orb, Ferrières-Poussarou, Mons-la-Trivalle, Olargues, Prémian, Roquebrun, Saint-Etienne-d'Albagnan, Saint-Martin-de-l'Arçon, Saint-Vincent-d'Olargues, Vieussan ) Pays Saint-Ponais (Boisset, Courniou, Pardailhan, Rieussec, Riols, Saint-Jean-de-Minervois, Saint-Pons-de-Thomières, Vélieux, VerrerIes-de-Moussans)


Communes
 : Riols, Pardailhan, Saint-Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou, Olargues.


Particularité
 : Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (PNRHL)


Porteur de Projet
 : Edf Energie Nouvelle



LES IMPLANTATIONS D'EOLIENNES DANS LE PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT LANGUEDOC

 

parc eolien dec 2009


Carte de synthése simplifiée des implantations d'éoliennes dans le Parc
Cliquez sur l'image pour l'agrandir et la télécharger

 


ALBUM PHOTO DES SIMULATIONS
Photos non contractuelles


La Fraise Commune de Ferrières Poussarou


Saint Etienne d'Albagnan (Gros plan)


Cathalo / Rodomouls

TOUT SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL

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