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CONFERENCE - DEBAT
Haut Languedoc 
Parc nature ou Parc éolien industriel ?
Mardi 22 décembre 2009 à 20 h 30
PALAIS DES CONGRÈS DE MAZAMET
Organisée par le Collectif TOUTES NOS ÉNERGIES dont l'association HURLEVENT est membre

Intervention de Jean-Louis BUTRÉ - Président de la Fédération Environnement Durable

Ecoute de la première partie
Ecoute de la deuxième partie
Ecoute de la troisième partie

Téléchargement fichier audio JL Bultré première partie
Téléchargement fichier audio JL Bultré deuxième partie
Téléchargement fichier audio JL Bultré troisième partie

Intervention de Yves VÉRILHAC - Ancien Directeur du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche

Ecoute de la première partie
Ecoute de la deuxième partie
Ecoute de la troisème partie

Téléchargement fichier audio Y Vérilhac première partie
Téléchargement fichier audio Y Vérilhac deuxième partie
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Bientôt la vidéo de la conférence et du débat disponible sur notre site

ARTICLES TECHNIQUE

Lundi 25 août 2008 1 25 /08 /2008 19:40

On assiste à des mouvements de modes qui permettent de construire des éoliennes là où il n'y a pas de vent et d'installer des panneaux solaires où il pleut une large partie de l'année. Il est cependant une ressource très peu utilisée comme source primaire d'énergie dans la génération de puissance électrique c'est la géothermie, qui elle, pourtant, peut produire 24 heures sur 24. Elle a du générer annuellement en 2007 entre 55 et 60 TWh d'énergie électrique dans le monde pour une puissance installée opérationnelle de 8,6GW. Les techniques de mises en oeuvres progressent lentement en particulier avec l'arrivée de la géothermie profonde des roches fracturées ou EGS (Enhanced Geothermal System) ou l'injection d'eau vers 4000 ou 5000 mètres de profondeur permet de remonter de l'eau à plus de 200°C capable, via un échangeur de chaleur, d'activer une turbine. Des zones très chaudes comme en Islande pourraient même permettre de remonter de l'eau supercritique vers les 400 à 600°C. Les principaux pays exploitant la géothermie, mis à part l'Italie, ne sont généralement pas européens


Les Etats-Unis, à 90% représentés par la Californie, constituent le principal pays producteur d'électricité d'origine géothermique avec une puissance installée active de 2 GW ils ont produit 14,8 TWh d'énergie électrique en 2007. Les Etats-Unis sont en train de forer et de construire 500MW supplémentaires et ont en demande d'autorisation 700MW de plus. La puissance installée en 2010 devrait atteindre 2,8GW soit le quart de la puissance mondiale prévue à 11 GW. L'autre grand pays producteur est les Philippines avec 1,85 GW de puissance active qui devrait tendre vers 2GW en 2010.  Puis viennent l'Indonésie et le Mexique qui sont très actifs dans le domaine et devraient voir leur capacité croître. L'Italie constitue le cinquième producteur mondial et le premier européen,  avec 5,3TWh d'électricité produite en 2005 et qui devrait poursuivre sa croissance en 2010. Parmi les autres grands producteurs signalons le dynamisme de l'Islande qui a su profiter de cette ressource peu chère pour implanter une industrie de l'Aluminium de première fusion en plein développement. Elle discuterait également avec EnBW pour exporter du courant vers l'Allemagne à l'aide d'un câble sous-marin.

L'Europe mal connue encore du point de vue de ses ressources géothermiques, semble posséder de larges zones où une industrie de ce type serait envisageable (FIG.) il ne semble pas cependant que de grands programmes soient actuellement à l'étude.
Le vent emporte tout !


Geothermieeurope 





















Par Raymond Bonnaterre
http://www.leblogenergie.com

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Vendredi 15 août 2008 5 15 /08 /2008 09:32
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 09:29
Eoliennes : nouveau souffle ou vent de folie ?

Vincent Le Biez
AMICUS CURIAE - Juillet 2008

Après un démarrage tardif par rapport à ses voisins européens, la France s'est lancée dans un développement massif de l'éolien, dans le but d'atteindre près de 10% de la consommation nationale d'électricité à l'horizon 2020. Pour cela, la puissance publique a multiplié les aides et les garanties à destination de ce secteur. Cette étude montre qu'un développement de l'éolien de cette ampleur ne répond pas à un besoin en France et qu'il induirait des surcoûts pour les consommateurs pouvant dépasser 2,5 milliards d'euros par an à horizon 2020. En revanche, un développement modéré de cette source d'énergie, qui s'appuierait sur des appels d'offre plutôt que sur un tarif d'achat garanti, permettrait d'accompagner dans une certaine mesure l'augmentation de la demande d'électricité tout en diminuant les émissions de CO2 et en mettant fin aux profits particulièrement élevés qu'on observe aujourd'hui sans justification chez les promoteurs éoliens.

Exemples de recommandations sur "Eoliennes :

Etablir un chiffrage officiel du véritable coût de l'éolien

Mettre fin au tarif d'achat garanti et procéder exclusivement par appels d'offres

Equilibrer les implantations d'éoliennes entre les différents régimes de vent

Planifier le renforcement du réseau parallèlement au développement de la filière éolienne

 Pour plus d'informations:

Le site de l'institut
http://www.institutmontaigne.org/eoliennes-2885.html

Le rapport

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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /2008 08:17

Tout dans le même sens, on installe des éoliennes, on construit de nouvelles centrales électriques  thermiques, on change les normes de basse consommation des bâtiments, et on construit des EPR ! 

 

Consommez, consommez de l’énergie on s’occupe de tout !

"Le gouvernement pourrait renoncer à l’ambitieuse norme, issue du Grenelle, de 50 kWh/m2/an en énergie primaire pour les bâtiments neufs dans le but de sauver le chauffage électrique, craint la présidente de l’Ademe.

La norme de basse consommation des bâtiments pourrait être «dévoyée» par le projet de loi Grenelle I, s’est inquiétée la présidente de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), Chantal Jouanno, lors d’une rencontre avec la presse le 1er juillet. C’est une phrase insérée dans l’article 4 du texte présenté le 11 juillet par le ministère chargé de l’environnement qui a motivé sa crainte. Elle indique que la consommation d’énergie primaire des constructions neuves à partir de 2012 sera «inférieure à 50 kilowattheures par mètre carré et par an en moyenne, ce seuil étant modulé en fonction de la localisation, des caractéristiques, de l’usage et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments».

Le fait de moduler le nombre de 50 kWh/m2/an en fonction de son contenu en CO2 pourrait signifier le recours possible au chauffage électrique provenant des centrales nucléaires, très peu émettrices de GES. Mais, rappelle Chantal Jouanno, «si l’on met du chauffage électrique partout, cela signifie que du chauffage en pointe sera nécessaire, c’est-à-dire du chauffage provenant d’énergies émettrices de CO2», comme le charbon, le gaz ou le fioul.

Au moment des négociations du Grenelle, en octobre 2007, le lobby du chauffage électrique avait déjà tenté, sans succès, de transformer la norme en 50 kWh/m2/an d’énergie finale, et non d’énergie primaire, pour ne pas disqualifier la technologie qu’il défend. En effet, pour consommer 20 kWh de chauffage électrique dans un logement (énergie finale), il faut que la centrale nucléaire en produise 51,6 (énergie primaire). Ce chiffre, issu de la méthode de calcul réglementaire, est même sous-estimé, considèrent les ONG qui multiplient de leur côté jusqu'à 3,5 pour passer de l’énergie finale à l’énergie primaire.

Les associations de protection de l’environnement se disent également sur leurs gardes: «On a vu arriver cette phrase qui paraît anodine mais qui, en réalité, structure le projet de loi. Nous allons donc réagir», indique ainsi Thierry Salomon, président de Négawatt et l’un des principaux négociateurs des ONG au Grenelle pour les questions énergétiques. «C’est devenu un point dur des négociations», indique de son côté Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne sur les changements climatiques aux Amis de la terre, qui veut proposer un amendement à ce sujet aux parlementaires intéressés.

Le projet de loi devrait être examiné par le Parlement à partir d’octobre prochain.Le gouvernement pourrait renoncer à l’ambitieuse norme, issue du Grenelle, de 50 kWh/m2/an en énergie primaire pour les bâtiments neufs dans le but de sauver le chauffage électrique, craint la présidente de l’Ademe."

Le journal de l'environnement
http://www.journaldelenvironnement.net/

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Dimanche 29 juin 2008 7 29 /06 /2008 10:07
L'énergie électrique fournie par une éolienne est fortement variable au cours du temps. En effet, une éolienne ne délivre sa puissance maximale (dite encore nominale) que dans une fourchette de vitesses de vent assez restreinte : trop lent, le vent n'entraîne pas les pales assez vite, trop rapide, il les entraînerait trop vite et il faut réduire la vitesse de rotation (en faisant pivoter les pales).

Exemple ci-dessous pour une éolienne de 175 kW de puissance nominale.

Vitesse du vent (m/s) 8 10 12 14 16 18 20 22
Pour info : en Km/h 20,8 36 43,2 50,4 57,6 64,8 72 79,2
Pour info : en noeuds 15,6 19,4 23,4 27,2 31,1 35 38,9 42,8
Pour info : en Beaufort 4 5 6 7 7 8 8 9
Puissance délivrée (kW) 30 60 115 175 180 172 168 165

 
Voici, pour une autre éolienne (Jeumont 750 kW) la courbe de puissance délivrée en fonction de la vitesse du vent

Les éoliennes modernes ont certes des puissances unitaires qui peuvent aller jusqu'à 2,5 MW sur terre, et 5 MW en mer, mais cela ne change pas la manière dont la puissance est délivrée en fonction de la vitesse du vent. Or, cela semblera peut-être une évidence, le vent n'est constant ni en force ni en direction (ce deuxième point n'est pas sans importance car dans les champs d'éoliennes ces dernières ne sont pas placées aux sommets d'un maillage carré mais d'un maillage rectangulaire, le grand côté de la maille devant être dans le lit du vent dominant). On donne l'exemple ci-dessous de deux roses des vents pour des sites littoraux, donc particulièrement favorables a priori.

Explications pour interpréter les roses des vents ci-dessous.

La rose est représentée sur un fonds de cercles gradués qui représentent la probabilité d'avoir du vent d'une force et d'une orientation donnée. Chaque cercle représente 2% de probabilité.

Par exemple, à Batz, la probabilité d'avoir du vent venant du Nord (cap 360) est de 2% environ, celle d'avoir du vent venant d'ouest + ou - 10° est de 30% (14% pour le 260 et 16% pour le 280).

Par ailleurs, l'épaisseur et la couleur du trait représentent la force Beaufort : 1 à 4 : bleu ; 5 à 7 : vert ; 8 à 9 : rouge ; 10 et plus : noir. A Batz, par exemple, la probabilité d'avoir un vent de force 4 ou inférieure venant du 240 est donc de 6% ; celle d'avoir un vent venant du 240 de force 5 à 7 est d'un peu plus de 2%.

On voit immédiatement sur ces roses que le vent "tourne" et que sa force n'est pas régulière. En particulier, les occurrences de vent inférieures à 8 m/s (force 4, trait bleu) sont loin d'être négligeables, et l'on voit que la force 7, à partir de laquelle notre éolienne ci-dessus donne sa pleine puissance, souffle bien moins de 50% du temps.

 








Distribution des vents à l'Ile de Batz (Bretagne Nord).

 








Distribution des vents au Cap Camarrat (Littoral méditerranéen).

En conséquence des vents qui sont rarement optimum, la puissance instantannée délivrée est souvent loin du maximum, et surtout varie très rapidement.


Puissance moyenne sur 10 minutes délivrée par une "ferme" éolienne de 10 MW de puissance nominale (située en Grande-Bretagne), au cours du mois de janvier 1997
L'observation montre alors que pour passer de la puissance nominale installée d'une éolienne (en W) à l'énergie fournie sur une année (en W.h) il faut multiplier par un coefficient 2.000 environ, et non par 8.760 (le coefficient 8.760 représente le produit 365 (jours) x 24 (heures), soit ce qui correspond à une installation tournant en permanence à plein régime). En d'autres termes, une éolienne produit autant d'électricité, pendant toute l'année, que si elle tournait à puissance maximum pendant 2000 heures environ
.

 
Pays
puissance installée en MW
production en 2002 (Twh)

Pays Puissance installée
 en 2001
Puissance installée
 en 2002
Production en 2002
en TWh
Equivalent heures
à pleine puissance
Allemagne  8 754
12 001 19,4 1 869
Espagne 3 337
4 830 7,66 1 875
Danemark  2 417 2 889 5,92
2 231
Italie 697
785
1,47 1 983
Pays-Bas  493
688 1,2 2 032
Royaume-Uni 474
552 1,48 2 884
Suède  293 328
0,62
1 996
 Grèce  272
276 0,68
2 481
Portugal 125
179
0,31 2 039
France (y/c DOM)  94
153
0,29 2 348
Autriche 83
 139 0,25 2 252
Irlande 125
 138
0,33 2 509
Belgique  32 44 0,05 1 315
Finlande 39 41 0,08
2 000
Luxembourg 15
16
0,03 1 935
Total Union Eur.  17 250 23 059 39,77
1 973

Ce tableau représente, pour un certain nombre de pays d'Europe, le nombre d'heures "équivalent pleine puissance", estimée en supposant que la puissance moyenne installée sur l'année est la médiane des puissances début 2001 et début 2002. On constate que la valeur moyenne, pour l'Europe, est très légèrement inférieure à 2000 "heures équivalent pleine puissance".
Source Obser'ver

Ainsi une éolienne de 1 MW de puissance nominale fournira, en moyenne, 2 GW.h (soit 1 x 2000) sur l'année. Ainsi que le tableau ci-dessus le confirme, ce coefficient de 2.000 résulte de l'observation sur des éoliennes déjà installées, lesquelles, par la force des choses, sont situées en zone favorable, voire très favorable (sur le littoral, et sur un littoral bien venté, car tous les littoraux ne se valent pas).

Par ailleurs on a noté que pour un champ d'éoliennes la puissance délivrée par unité de surface est en première approximation indépendante de la taille des éoliennes. En effet, des éoliennes plus puissantes sont aussi plus grandes et doivent être plus espacées pour que le vent soit efficace sur toutes les éoliennes (car l'écoulement immédiatement derrière une éolienne est perturbé).

Concrètement la densité de puissance nominale installée dans un champ d'éoliennes situé dans une zone favorable est de l'ordre de 10 MW par km2, soit une production annuelle de l'ordre de 20 GW.h par km2, quelque soit la taille des éoliennes concernées (en fait cela va de 7 à 12 MW par km2, donc 10 est valable pour un calcul en ordre de grandeur).

L'éolien est-il une solution pour l'approvisionnement énergétique ?

En partant de ce constat, quelle surface de zones favorables faudrait-il couvrir d'éoliennes pour produire en moyenne la consommation française d'électricité ? Il s'agit bien sur d'un exercice académique, mais qui sera illustratif pour cadrer le potentiel vraisemblable de cette forme de production d'électricité.

La production française d'électricité a été de 506 TW.h en 1997 (1 TW.h = 1.000.000.000.000 W.h). Certes une partie est exportée, mais cela ne change pas les ordres de grandeur.

Il en résulte que pour fournir 506 TW.h (soit 506.000 GW.h) avec des éoliennes fournissant 20 GW.h par km2, il faudrait "planter" une surface favorable de 506.000 ÷ 20 = 25.000 km2, soit environ 5% du territoire métropolitain, ce qui représente à peu près la superficie actuellement occupée par les villes, les routes et les parkings (voir chiffres sur l'urbanisation), même si en fait les surfaces ne sont pas mobilisées en totalité et restent largement disponibles pour un autre usage (cultures notamment). Il est bien évident que si le nombre d'heures "équivalent pleine puissance" n'est égal à 2000 que sur 1% du territoire, alors les calculs ci-dessous sous-estiment le nombre de machines à installer et la surface mobilisée, car une partie des éoliennes serait alors installée dans des endroits où l'énergie annuelle produite serait bien inférieure à ce qu'elle est aujourd'hui, pour une éolienne de même puissance nominale bien sûr.

Avec des éoliennes de 1 MW de puissance nominale (qui font de l'ordre de 80 m de haut), fournissant donc environ 2 GWh par an en zone favorable, il en faudrait plus de 250.000 pour produire les 506 TWh mentionnées plus haut.

Mais comme le vent est intermittent, alors que la demande n'est pas dépendante du vent (personne n'entend avoir un frigidaire qui ne fonctionne pas les jours sans vent !), une électricité uniquement éolienne devrait pouvoir être stockée au moment où il y a du vent, puis restituée au moment où le consommateur entend être servi. Sous forme chimique, les possibilités de stockage sont l'utilisation d'un accumulateur (une "batterie") ou la conversion en hydrogène, sous forme mécanique cela peut consister à remonter de l'eau dans un réservoir d'altitude (ce que fait déjà EDF).

Si toute l'énergie électrique du pays était éolienne, le stockage de l'électricité dans des batteries représenterait probablement des consommations de matériaux (et des problèmes d'environnement pour leur fabrication et leur fin de vie....) hors de proportion avec les moyens disponibles : dimensionner des accumulateurs pour stocker l'équivalent d'une semaine de production d'électricité (à raison de 1,5 TWh par jour en gros) demanderait la fabrication de 7 tonne(s) de batteries plomb-acide par Français (une telle batterie stocke environ 30 Wh par kg de poids).

Une solution probablement plus réaliste consiste à produire de l'hydrogène par électrolyse puis à la stocker afin de l'utiliser dans des piles à combustible lors des jours sans vent. Le rendement de l'électrolyse est de 80% au mieux, celui du stockage de l'hydrogène 80% au mieux également (il faut bien utiliser de l'énergie pour le comprimer !), et enfin les meilleurs piles ont des rendements de 80% en cogénération (ce qui revient à promouvoir le chauffage électrique alors que ce mode est présenté comme une hérésie aujourd'hui !) mais de 45% en production électrique seule.

Dans ce dernier cas, le rendement global de la chaîne est de 28%. Si nous supposons que la moitié de l'électricité éolienne est consommée lorsqu'elle est produite, mais que pour l'autre moitié il faut stocker, avec un rendement de 25%, alors il faut environ 600.000 éoliennes pour produire 500 TWh (soit 125.000 qui produisent sans stockage, et 500.000 qui produisent avec stockage, donc une fourniture utile divisée par 4, la même chose que 125.000 sans stockage, et on retrouve bien la production brute de 250.000 éoliennes au total).

Pour le stockage de l'eau, un exemple sera éclairant : les lacs de barrage fournissent actuellement de l'ordre de 7% de la production d'électricité en France (mais représentent 20% de la puissance installée). Cela signifie qu'un stockage d'eau pouvant alimenter la France entière un jour sans vent revient à multiplier les lacs amont par 5 à 6 au moins (pour que la puissance installée soit égale à la puissance maximale délivrée sur le réseau), puis encore par 5 à 6 pour récupérer l'eau en aval pour pouvoir la remonter à la demande, et enfin par un facteur inconnu lié au fait que remonter l'eau ne se fait pas sans pertes (frottements, efficacité de la pompe, etc) car cela induit des frottements.

En 2002 l'éolien a produit 0,3 TWh en France, soit environ 0,06% de notre production électrique totale. Le programme Eole 2005, qui prévoit 500 MW de puissance installée en 2005, soit 250 à 500 éoliennes de grande taille, permettra ainsi à la France de produire 1 TWh dans les meilleures conditions, soit 2,5% de la production électrique à base de combustibles fossiles, 0,25% de la consommation d'électricité française, ou encore moins de 0,1% de notre consommation d'énergie totale.

Les chiffres montrent que les pays qui ont investi massivement dans l'éolien, comme le Danemark, n'ont pas beaucoup changé la structure de leur approvisionnement énergétique, ni leurs émissions de gaz à effet de serre.

Faut-il passer des années à se focaliser sur 0,1%, quand, dans le même temps, un programme un peu sérieux d'économies d'énergie - comme par exemple l'isolation des logements existants, qui ne demanderait pas plus d'argent public - pourrait facilement faire baisser la consommation d'énergie de 10%, c'est à dire 100 fois plus, en attendant de diviser notre consommation par 2 à 3, seule condition pour envisager la "durabilité" autrement que dans les discours ?

Et en plus....

Et nous n'en avons pas fini avec nos malheurs : le coefficient de 2.000 mentionné plus haut est exceptionnel : il n'est attient qu'en de rares endroits ventés abondamment et régulièrement.

 
Puissance moyenne du vent selon les zones, en W pour un m2 de section verticale prise à 50 m du sol (perpendiculairement au sens du vent, bien sûr !). Source ADEME


Dans les faits il se pourrait qu'il faille mobiliser une surface bien supérieure : la société Espace Eolien Developpement a établi une carte détaillant le potentiel "techniquement installable" d'énergie éolienne en France métropolitaine (ci-dessous), mais ce potentiel ne se monte qu'à 10% de notre production électrique actuelle.

 

 

La lecture de cette carte montre déjà que, rien que pour avoir 10% d'électricité éolienne, il faudrait couvrir quasiment toutes les Cévennes, la Bretagne et la Normandie.

Comme les vents moyens décroissent très vite dès que l'on s'éloigne des zones les plus favorables (crêtes ou littoral), un coefficient moyen "raisonnable" de 1500 (qui reste supérieur à celui constaté en Belgique) et un rendement de 30% pour le stockage obligeraient alors à couvrir près de 20% du pays, avec 1 million d'éoliennes !

Il est facile de déduire du patit calcul qui précède qu'un plan ambitieux de production d'électricité à base d'énergie éolienne (par ambitieux, il faut comprendre "qui ne soit pas ridicule comparé à notre consommation actuelle") n'est pas nécessairement réaliste, quelle que soit l'échéance.

Le Danemark, champion toutes catégories de l'éolien dans le monde, fait un peu plus de 10% de son électricité par ce moyen en 1999, alors qu'il y consacre - sans mauvais jeu de mots - beaucoup d'énergie. Cet approvisionnement a représenté un peu plus de 1% de sa consommation totale d'énergie cette même année, et ce alors que la consommation d'énergie de ce pays a augmenté d'un peu plus d'1% par an sur la décennie 1990-1999, comme ce fut le cas en France sur la période 1960-2000.


L'éolien est-il une solution pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre ?

Attendu que de régler le problème du changement climatique nécessite de diviser la consommation d'énergie fossile mondiale par 2 au moins, et, dans les pays développés, par 4 à 12 (soit une diminution de 75% à 92% !), nous voyons tout de suite que l'éolien, qui ne peut substituer que 1% à 2% de cette même consommation, dans un monde en perpétuelle croissance, ne pourra pas grand chose pour nous.,.

Comme en outre stocker des quantités massives d'électricité n'est pas possible aujourd'hui, recourir à l'éolien "autant que possible" signifie, en pratique (et c'est bien comme cela que procède les pays très engagés) :

que les éoliennes sont reliées au réseau, et fournissent de l'électricité quand il y a du vent,

que, nécessairement, une autre forme de production d'électricité est utilisée les jours sans vent.

Supposons par exemple que nous souhaitions produire 25% de notre électricité avec de l'éolien couplé au réseau, ce qui veut dire que la capacité installée correspond à la totalité de la consommation du pays quand le vent souffle assez fort (à cause du fameux facteur 4 mentionné plus haut). Cela signifierait en fait que nous produirions 100% de notre électricité avec de l'éolien les jours où il y a assez vent, mais que, les jours sans vent, soit nous avons 100% d'électricité en moins sur le réseau, soit.... nous la ferions autrement. Sauf à ce que le consommateur accepte des restrictions importantes (réparties comment ?) les jours avec peu de vent, cela imposerait alors de construire aussi des centrales thermiques (donc fonctionnant au charbon, au gaz ou au pétrole) qui seraient mises en route en l'absence de vent.

En effet, les centrales nucléaires ne peuvent pas être arrêtées et mises en route "à la demande" sur des créneaux de quelques heures (lorsqu'un réacteur nucléaire est fortement ralenti de manière rapide, il se produit un processus appelé "empoisonnement xénon" qui empêche le redémarrage à pleine puisance dans les heures qui suivent). Par ailleurs, les lacs de barrage sont déjà utilisés au quasi-maximum : en France, le "potentiel techniquement installable" est considéré comme déjà occupé à 90%.

A consommation constante, installer des éoliennes pour produire l'essentiel de notre électricité nous forcerait donc à construire en plus des centrales thermiques, dont la capacité nominale serait celle des éoliennes installées. J'ai entendu il n'y a pas longtemps un producteur d'électricité au charbon (ce que l'on fait de pire en matière d'émissions par kWh produit) se réjouir du développement de l'éolien, qui va permettre de "donner un nouvel essor à la production d'électricité au charbon" !

En France, un plan massif d'éolien raccordé au réseau signifierait donc, dans les faits, une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Par contre, si un pays fait déjà massivement son électricité de manière thermique, le bénéfice est réel mais... à condition de conserver des centrales thermiques (cas du Danemark et de l'Allemagne par exemple, ceci expliquant peut-être cela). Une conversion au nucléaire - qui a ses inconvénients par ailleurs, mais il n'a pas que des inconvénients ! - permet d'espérer des gains considérablement supérieurs en matière d'économies d'émissions.

Cela étant, nous avons bien quelques centrales thermiques en France, qui pourraient donc être arrêtées un peu plus souvent les jours avec vent, soit 25 à 30% du temps tout au plus, mais là s'arrête le bénéfice. Notre production thermique étant de 30 à 40 TWh, nous pouvons alors viser 10T Wh d'éolien tout au plus, soit quelques % de notre production électrique. Notons qu'installer un ou deux grands barrages supplémentaires permettrait d'arriver dans les mêmes ordres de grandeur, et que je laisse chacun libre de savoir si il préfère une vallée pleine d'eau ou des côtes et des montagnes pleines d'éoliennes.


En guise de conclusion...

L'engouement auquel nous assistons actuellement pour l'éolien est curieux. Cette solution n'apparaît dans les bons ordres de grandeur ni pour lutter efficacement contre les émissions de gaz à effet de serre ni pour concourir de manière significative à notre consommation d'énergie actuelle.

Si la première priorité pour l'avenir est de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, il y a bien plus efficace à faire que de mettre des éoliennes partout. La Suisse, qui n'a quasiment pas d'éoliennes, a des émissions par habitant deux fois moindres que celles du Danemark (qui fait partie des premiers pollueurs par habitant en Europe question gaz à effet de serre), une fois et demi moindre que les nôtres, et pourtant il y fait froid l'hiver (30% de la consommation d'énergie en France est liée au "confort sanitaire", chauffage pour l'essentiel et eau chaude). L'Allemagne, qui vient juste après le Danemark (pour la production éolienne) a aussi des émissions de gaz à effet de serre par habitant bien au-dessus de la moyenne européenne.

Plus généralement, si notre première priorité est de minimiser notre impact sur l'environnement, penser qu'il suffit de mettre des éoliennes partout pour y parvenir est hélas un rêve. Il nous faudra pour cela renoncer à la poursuite de la croissance en volume. Dans quelle mesure les éoliennes ne sont-elles pas "aimées" parce que bien des gens y voient une alternative aux économies d'énergie, pensant que quelques éoliennes suffront à nous éviter de changer quoi que ce soit à notre consommation d'énergie actuelle ?

Si la première priorité est de faire uniquement appel aux renouvelables pour notre consommation d'énergie, il est incontournable de diminuer au préalable notre consommation d'énergie d'un facteur deux à trois : aucune solution à base de renouvelables n'est dans les bons ordres de grandeur pour nous permettre un approvisionnement à notre niveau actuel, et il s'en faut de beaucoup.

Et enfin, toutes les renouvelables ne sont pas égales ! Mettre sur un pied d'égalité la biomasse, les carburants d'origine agricole, l'éolien, le solaire, la géothermie et l'énergie hydroélectrique est ignorer que chaque forme a ses avantages et ses inconvénients, et que toutes sont très loin d'avoir le même potentiel. Au niveau actuel de consommation d'énergie que nous avons, l'éolien servira juste d'alibi sans rien changer sur le fond, au prix d'une dégradation supplémentaire des paysages et d'une augmentation, dans certains cas, des émissions de gaz à effet de serre. Hum.....

 

Source site de  www.manicore.com 
jean-marc@manicore.com
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /2008 13:33
Maintenant que nos avons des éoliennes a-t-on besoin de nouvelles centrales électriques en France ?

La réponse intéressante de POWEO, 1er opérateur indépendant d'électricité et de gaz en France

"La construction de nouvelles centrales électriques en France est nécessaire, à la fois pour répondre à la hausse de la consommation électrique et pour permettre le remplacement d'anciennes centrales électriques, notamment au charbon, pour des raisons environnementales.
Au vu du dernier rapport sur l'équilibre prévisionnel du réseau électrique français réalisé par RTE en juillet 2007, les projets initiés par EDF et les efforts engagés en matière d'économie d'énergie ne suffiront pas à satisfaire les besoins accrus de capacités de production. En effet, RTE préconise de disposer d'un minimum national de 600 MW de nouvelles capacités de production pour l'automne 2011/2012. Ces capacités devraient ensuite croître de 1 100 MW par an pour faire face à des besoins estimés à 4 100 MW à l'horizon 2015 et 10 500 MW en 2020.
Il est donc nécessaire de développer des nouvelles centrales électriques en France, notamment des moyens de production capable de répondre en temps réel à la consommation d'électricité, comme des cycles combinés à gaz naturel."

Voici les projets de production thermique de l'entreprise POWEO 

Centrale de Pont sur Sambre (Nord) 412 MW  - Travaux en cours
Centrale thermique au gaz à Toul de 400 à 400 MW  - Projet en cours
Centrale thermique au gaz à Saint Paul Valor (Gard) 800 à 880 MW -  Enquête publique en cours
Centrale  sur le site d'ArcelorMittal à Gandrange et Florange (Moselle)  - Projet en cours

D'autres projets pour une production d'environ 3800 MW (c'est à dire l'équivalent de 1400 éoliennes).

ALORS ON MET  500  EOLIENNES DANS LE PARC POUR PERMETTRE A D'AUTRES DE CONSTRUIRE DES CENTRALE ELECTRIQUE THERMIQUE AU GAZ

MERCI AUX DEFENSEURS DES PROJET DE ZDE DE SOUTENIR POWEO !!

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Mardi 24 juin 2008 2 24 /06 /2008 11:19

A en juger par l'espace médiatique occupé par l'énergie éolienne dès qu'il est question d'énergies renouvelables dans la presse française, voire d'énergies tout court, il est assez tentant de penser, pour nous autres Français, qu'il s'agit là d'une contribution majeure dans l'ensemble des énergies d'origine renouvelable, ou au moins celle qui présente le plus fort potentiel. Passé cette première impression, que disent les chiffres ?

 Quelle part de l'éolien dans le bilan énergétique "renouvelable" mondial ?

Si nous regardons aujourd'hui quelle est l'énergie d'origine renouvelable la plus employée dans le monde, elle ne doit rien à la haute technologie, puisqu'il s'agit.... du bois, c'est-à-dire de la première source d'énergie que nos ancêtres aient utilisée, il y a 500.000 ans (cette source comprend aussi les déchets de bois, la paille, etc).

 

Source

 

Mtep

 

En % du total des renouvelables

 

En % du total de la "production" d'énergie
bois & biomasse solide

1 035,1

77,20%

11,17%

hydroélectricité (1)

222,2

16,57%

2,40%

géothermie

43,8

3,27%

0,47%

déchets municipaux

19,0

1,41%

0,20%

biocarburants

10,6

0,79%

0,11%

biogaz

4,3

0,32%

0,05%

solaire thermique

3,9

0,29%

0,04%

éolien (1)

1,7

0,13%

0,02%

énergie marémotrice

0,1

0,01%

0,00%

photovoltaïque (1)

0,1

0,00%

0,00%

total

1 340,8

100,00%

14,46%


Contribution des diverses énergies renouvelables à l'approvisionnement énergétique mondial, en millions de tonnes équivalent pétrole (une tonne équivalent pétrole = 11.600 kWh), pour l'année 1999.
Source : Agence Internationale de l'Energie

(1) la conversion de ces énergies est faite sur la base 1 tep = 11.600 kWh électriques. La conversion sur la base de l'énergie primaire donnerait des montants 3 fois supérieurs.

Mais il faut quand même préciser un point important : c'est que le bois n'est pas nécessairement une énergie renouvelable ! En effet, par définition, une énergie renouvelable est une énergie... qui se renouvelle. Or, au rythme de consommation actuel, le bois ne se renouvelle pas en totalité, et la partie du bois brûlé - et qui a préalablement du être coupé - qui ne se renouvelle pas s'appelle... la déforestation, tout simplement.

Il y a donc une fraction de la consommation de bois qui n'est pas vraiment renouvelable, et qui ne devrait pas figurer dans ce classement ci-dessus. Il n'en reste pas moins que même la fraction renouvelable du bois constitue la première contribution aux énergies renouvelables dans leur ensemble.

Il y a d'autres énergies qu'il est courant de mettre dans la rubrique "renouvelables", alors que cette caractéristique se discute. Cela concerne par exemple l'énergie tirée des déchets municipaux. Certes, produire des déchets est le propre de la vie, et tant qu'il y aura des hommes il y aura des déchets. Mais une partie de ces déchets, aujourd'hui, se compose de plastique (environ 20%), c'est à dire de pétrole transformé, et il y a probablement débat pour savoir si cette partie - qui fournit une contribution importante dans l'énergie tirée des incinérateurs - a vraiment sa place dans les renouvelables !

La même réserve peut s'appliquer aux biocarburants, dont l'élaboration, aujourd'hui, consomme une quantité non négligeable d'énergie fossile, certaines filières ayant même un rendement négatif (c'est à dire que l'on met plus d'un litre de pétrole en entrée pour récupérer un litre de biocarburant en sortie). Cela n'est pas le cas de toutes, heureusement, mais dans les cas favorables il faut encore quelques décilitres de pétrole - non renouvelable - pour obtenir un litre de biocarburant.

Alors, renouvelable ou pas ... ?

Si, abstraction faite de ces subtilités de nomenclature, qui en fait sont des débats assez fondamentaux (il est malheureusement courant de débattre sur un sujet sans même savoir comment se définit l'objet du débat !), nous revenons à notre "classement" des sources renouvelables par ordre d'importance, après le bois nous trouvons l'hydroélectricité, qui pour le coup est 100% renouvelable, et qui "écrase" aujourd'hui, et de très loin, toutes les autres sources, bois excepté.

 

 

Il est assez facile de constater, sur les chiffres du tableau du haut de la page, que l'éolien, aujourd'hui, pèse environ 0,1% du total de la production "renouvelable" dans le monde, et environ 0,02% de l'approvisionnement énergétique mondial. Mais on m'objectera, avec raison, que la faiblesse des chiffres aujourd'hui ne veut rien dire sur le potentiel futur. L'argument est, de fait, parfaitement recevable ; avant de faire 40% de l'approvisionnement énergétique mondial aujourd'hui, il fut une époque où le pétrole en faisait 0%.

Pouvons nous avoir une idée du haut de la fourchette de l'approvisionnement éolien à l'avenir, "toutes choses égales par ailleurs" ?

Si nous regardons les taux de croissance sur de longues périodes qu'ont connu les autres formes d'énergie dans le passé, nous constatons qu'aucune d'entre elles, à l'exception du pétrole, n'a jamais dépassé 10% de croissance annuelle moyenne soutenue sur 50 ans.




Revenons à notre éolien : à partir des 0,02% actuels de contribution aux 9 milliards de tonnes équivalent pétrole consommés par l'humanité, si nous appliquons une croissance de 10% par an en moyenne sur les 50 ans à venir, cette source représenterait dans 50 ans 2,5% du total mondial si ce dernier fait toujours 9 milliards de tonnes équivalent pétrole, et moins de 1% de l'approvisionnement mondial dans 50 ans si la consommation globale d'énergie continue à croître de 2% par an pendant les 50 ans qui viennent.

La conclusion est assez simple : si nous voulons nous débarasser d'une fraction significative des combustibles fossiles dans les 50 ans qui viennent, faire ou ne pas faire d'éolien est assez indifférent.



Quelle part de l'éolien dans le bilan énergétique "renouvelable" français ?

Si nous regardons maintenant le cas français, nous n'avons pas plus le constat d'une contribution significative de ce mode de production au sein des énergies renouvelables.

 

 

Nous constatons sur ce graphique que l'éolien est la dernière des sources d'énergie renouvelables en France aujourd'hui, avec 0,1% de l'ensemble de ces énergies (et 0,01% de la consommation totale d'énergie finale en France) ; l'éolien fournit donc dans notre pays une part très proche, au sein des renouvelables, de ce qu'elle est pour le monde dans son ensemble (0,13%, voir tableau du haut de la page), et tout aussi négligeable pour le moment.

Il est dès lors facile de voir que de multiplier le parc français par 100, ce qui est désormais l'objectif ministériel (pour le passer de 100 à 10.000 MW installés), amènera l'éolien au niveau des déchets urbains solides aujourd'hui, et permettra d'espérer environ 1% de l'approvisionnement énergétique français actuel, ou 10% du total des renouvelables aujourd'hui. Cela nécessitera - déjà - 5.000 machines environ, c'est à dire qu'il est vraisemblable que les éoliennes deviendront des éléments courants du paysage dans les régions ventées (aussi courants que les pylônes à très haute tension, disons).

Techniquement on peut très bien le faire, et si cela peut être fait sans augmenter les émissions de gaz à effet de serre (ce qui en France n'est pas gagné d'avance), c'est toujours cela de pris, mais même cette multiplication par 100 ne changera pas grand chose à la manière dont se présente le problème de notre approvisionnement futur si nous souhaitons diviser les émissions de gaz à effet de serre par 4 et/ou éviter un choc pétrolier futur. 

Les "champions" de l'éolien que sont l'Allemagne et le Danemark ont obtenu, respectivement, 0,1% et 1,3% de leur énergie totale par ce moyen en 1999 (source IEA). Au Danemark, qui a pobablement l'un des plus forts taux d'énergie éolienne dans le "mix" au monde, la consommation d'énergie a augmenté, sur la décennie 1990, de .... 1,3% par an en moyenne (source IEA). Dix ans d'efforts dans l'éolien ont tout juste servi à "absorber" une année de hausse de la consommation d'énergie, et pour cela, il a fallu en mettre des machines ! (ci-dessous).



A l'évidence l'éolien occupe aujourd'hui un espace journalistique bien excessif compte tenu de son importance réelle, quel que soit le pays considéré.

Auteur de l'étude Jean Marc Manicore
Site de l'auteur : www.manicore.com 
Contacter l'auteur :
jean-marc@manicore.com

 

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Vendredi 20 juin 2008 5 20 /06 /2008 08:50
 
Quels sont les principes de la garantie du démantèlement (provision ou garantie bancaire) ?
Quel est le montant maximal de la garantie de démantèlement ?

Réponse de la Commission de régulation de l'énergie (CRE)

Les candidats doivent se conformer aux dispositions de l'article L.553-3 du code de l'environnement.
Il appartient au candidat, sur cette base, de proposer un plan de démantèlement.
En l'absence, à la date de clôture de l'appel d'offres, du décret prévu à l'article L 553-3 du code de l'environnement, qui doit notamment préciser les modalités de constitution des garanties financières, il appartiendra au candidat de proposer les garanties financières qu'il juge nécessaires pour assurer la réalisation effective du démantèlement et la remise en état du site à la fin de l'exploitation.

Nous vous rappelons qu’à ce jour le décret d'application n'est toujours pas paru (depuis 2003).
Il n'y a donc aucune garantie financière prévue pour le démantèlement.
Il est irresponsable de s'engager dans un projet industriel sans garantie pour l’avenir.

Qui va payer le démantèlement dans 15 ou 20 ans ?

Voir nos articles

Coût de demantèlement d'un parc éolien

La friche industrielle de Salleles-Limousis (Aude)

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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 08:05

Voici quelques extraits d'un document que nous vous invitons à télécharger et lire entiérement.

Je suis naturaliste depuis l'âge de dix ans, j'ai été Directeur d'une Fédération de protection de la nature pendant dix ans, Conseiller en écologie urbaine auprès du Maire de Lyon pendant cinq ans, dix ans chargé de la création puis Directeur d'un Parc Naturel Régional, et actuellement Directeur de l'Atelier Technique des Espaces Naturels). Je suis né naturaliste, j'ai grandi environnementaliste, et mon métier est le développement durable depuis un quart de siècle. Je suis antinucléaire de base, je manifestais à Creys-Malville, je suis partisan des énergies dites «renouvelables » (dîtes car une énergie n'est pas renouvelable et le raccourci linguistique n'est pas neutre j'y reviendrai). Et pourtant je suis devenu contre le développement de l'énergie éolienne tel qu'il est pratiqué dans nos campagnes. Je vais vous expliquer comment j'ai viré ma cuti. Je ne suis pas sociologue ni chercheur. La seule vertu de ma présence devant vous -et j'en remercie mon ami Jacques Cloarec- c'est de fournir de la matière à vos réflexions. Je m'excuse par avance devant France Kirschtetter d'Eole Res, qui n'est évidemment pas visée par les propos qui vont suivre.(...)

La thèse

Les partisans du développement éolien industriel font remarquer tous les aspects positifs de ce déploiement : un mode de production décentralisé sur tout le territoire, une production renouvelable, peu d'emprise au sol (environ 300 m2 pour le socle et le poste électrique -et pas de gêne pour l'élevage), un risque d'accident minime (Boulogne et Colombier -26), une indépendance énergétique, un bilan écologique favorable (pas de pollution) et donc la contribution au protocole de Kyoto.
S'y ajoutent le développement local avec taxe et emploi, la subjectivité de la question des paysages (ex pylônes HT), l'augmentation de la fréquentation touristique pour voir les éoliennes, le fait que ces dernières sont facilement démontables etc.

L'antithèse
Mais certaines voix commencent à s'élever, après l'implantation d'un certains nombre de machines, le débat
préalable n'ayant pas vraiment eu lieu compte tenu d'un consensus (à mon sens frauduleux) et d'un a priori
favorable.
En matière de politique, notamment énergétique : le mode de production n'est pas décentralisé puisque le courant ne peut pas être utilisé localement. C'est comme si d'implanter une multitude de centrales nucléaires dans les villages rendait cette production décentralisée...Cette production industrielle continue de rendre les gens dépendants : ce n'est pas un hasard si le solaire n'est pas aidé de la sorte : on n »a pas trouvé le moyen de l'industrialiser et on n'imagine pas nos montagne couvertes de km2 de panneaux.
L'éolien même industriel n'est pas une alternative au nucléaire qui vient d'être confirmé par le Gouvernement car il n'est pas modulable contrairement à l'hydraulique. De plus il ne produit pas forcément quand on en a besoin (ex des Stations de transfert d'énergie par pompage). Entre 2003 et 2004 la consommation française a crû de 2,2 % soit 10 Térawatts/h. Il faudrait installer 2000 éoliennes de 120 mètres de haut pour couvrir cette seule augmentation. En 2003 elle avait crû de 4%. En 20 ans il y a eu 70% d'augmentation de consommation (clim, piscine, chauffage électrique etc.). La part des transports a augmenté considérablement tandis que celle des industries diminuait proportionnellement. On peut raisonnablement prévoir 15% d'augmentation d'ici 2015. En % la part des énergies renouvelables n'augmente pas mais diminue. Il est donc impossible de tenir nos engagements. Et 1 % de gaspillage c'est toujours du gaspillage même s'il provient d'une éolienne. Le critère de % n'est pas pertinent car il sert à habiller la surcroissance d'un peu de peinture verte.(...)

La synthèse
Donc pour moi les éoliennes portent en elles des questions hautement politiques qui relèvent de la privatisation de la fourniture énergétique autant que de la sur croissance et du libéralisme à tous crins. Oui les éoliennes sont ultra libérales et l'écologie ne peut pas être ultra libérale. Elles ouvrent également le débat sur le rôle de la campagne par rapport à la ville. Faut-il sans condition accepter des décharges et produire des ressources à un développement centralisé ? Mes éoliennes servent-elles à éclairer un nouveau tronçon autoroutier ?
Dans le système centralisé avec croissance exponentielle de la consommation les éoliennes en tant qu'industrie ne m'apparaissent pas une réponse écologiquement acceptable. Les arguments des deux camps adverses sont... les mêmes. La question du mode de société que nous voulons est au coeur de ce débat. Sauf que pour les énergies il n'y a pas eu de débat national.
En multipliant les éoliennes industrielles on s'occupe du résultat, pas de la cause. Les amateurs d'homéopathie apprécieront. Mal encadré ça peut être un emplâtre sur une jambe de bois.
Quoiqu'il en soit il est urgent de mettre en place un encadrement à ce développement anarchique :
• Nécessité d'une intercommunalité avec taxe professionnelle unique au préalable ;
• Elaboration de schémas à des échelles pertinentes ;
• Travail sur les économies d'énergies ;
• Développement des autres productions notamment au niveau individuel (bois, solaire, géothermie..).
En tous cas de grâce, ne laissons plus parler de « ferme éolienne » alors qu'il s'agit clairement d'industrialisation partielle des territoires ruraux.
Toute production énergétique est génératrice de pollutions. Le nucléaire ce sont les déchets avec des durées de vie
considérables, et la radioactivité avec les conséquences sanitaires que l'on connaît, les énergies fossiles la pollution atmosphérique et l'effet de serre, pour les barrages hydrauliques on massacre nos fleuves et rivières (oxygénation, boues,...), pour les éoliennes ce sont nos paysages. Le vrai danger serait de faire croire aux gens qu'on peut continuer de dépenser de manière exponentielle, et que la technique y pourvoira.
Exemple de la publicité d'EDF dansTélérama : « Pour vous nos ressources sont illimitées ». Le publicitaire aurait pu rajouter « Et Dieu y pourvoira ».
L'idée de l'énergie propre est un fantasme qui s'apparente à l'invention du mouvement perpétuel.
Sans culpabiliser les gens il faut les éduquer et ensemble changer nos comportements. Dans le cas contraire, nos petits enfants (2 générations) pourraient bien nous faire un procès pour non assistance à descendance en danger.(...)

Le document complet

 

 

 

 

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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 08:34
L'emprise des fondations est non négligeable comme le montre le schéma ci-dessous .
Nous vous rappelons que dans le projet ZDE il est prévu de fabriquer 40 à 50 ouvrages de ce type dans les montagne des Avant-monts... 
Que va t'on faire des terres excédentaires.Les déplacer sur des km sur des chemins de terres bonjours les dégats...

A titre indicatif, les dimensions standard de l'emprise des fondations d'une éolienne de 120 mètres
de haut (pâles comprises) sont :
- en fond d'excavation; 15,5m x 15,5m, soit environ 240m² ;
- en surface (emprise sur sol) ; 6,5m x 6,5m, soit environ 42m².

La hauteur totale des fondations, c'est à dire la hauteur totale du massif de béton est de : 2,75m.
Schéma illustrant le massif de fondation d'une éolienne de 120m de haut (pâles comprises)

d1= 3,9 m / d2= 6,5 m / d3= 15,5 m 
h1= 0,5 m / h2= 1,4 m / h3= 2,75 m

Important : Ces données sont indicatives et elles doivent être adaptées par une étude géologique spécifique.

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Association Hurlevent

  • : Association HURLEVENT
  • : 01/03/2008
  • : Objectif : 1°- vous informer sur les parcs éoliens industriels et tout particulièrement le projet de Zone de Développement Eolien des Avants Monts de l'Hérault. 2° - recevoir informations et soutien de votre part.
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TOUT SUR L'EOLIEN INDUSTRIEL

Projet de ZDE / Avant-monts

Nous attendons la recevabilité du dossier par la préfecture pour mettre à jour les nouvelles caractéristiques du projet

Le document officiel en téléchargement format PDF


Origine du projet :

Communauté de Communes du Pays Saint-Ponais , Commune d' Olargues, de Saint Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou

Projet Initial :

Zone de Développement Eolien de 100 MégaWatt.

 

Zone concernée :

Crêtes de Riols jusqu’à Col Fumat en passant par Ferrières-Poussarou
Communes de Riols, Pardailhan, Saint-Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou, Olargues.

Parc prévu :

Existant : 4 éoliennes de Riols

marque NEC MICON / puissance 4 x 0.9MW = 3.6 MW / hauteur 75 m hors tout


1° tranche
 : 23 éoliennes de Riols à Ferrières

marque ENERCON E70 / puissance 23 x 2.3MW = 52.9 MW / hauteur 93 m hors tout (70m diamètre des palles)


2° tranche
 : 

L'adjoint au porteur de projet ne se prononce pas sur le nombre d’éoliennes. Le calcul est vite fait.

100MW – (52.9MW + 3.6MW)  = 43.5MW qu’il reste à développer entre Ferrières et Lasalle.

 La ZDE envisagée mesure 18 km.
 

Bilan :

43.5MW correspond à plus de 18 éoliennes du même type que celles envisagées entre Riols et Ferrières.  
4 + 23 + 18 = 45 éoliennes.

 

IMPORTANT : Il a été confirmé par le porteur de projet qu’une ZDE peut être étendue après sa création. Hier 4 éoliennes pour 3.6 MW, demain 27 éoliennes pour 56.5 MW, après demain 45 éoliennes pour 97.9 MW et après ???????

Coût de 1 MW = environ 1 million d’euros, donc il s’agit bien là d’un projet aux investissements industriels colossaux.

L'adjoint au  porteur de projet a confirmé que ce projet ne créera aucun emploi dans la vallée.

 

 

Le périmètre de la ZDE
Cliquez sur l'image pour l'agrandir



Carte des sensibilités paysagères
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
(attention fichier pdf de 3,6 Mo)


Comparatif avec la Cathédrale de Saint-Pons de Thomières
Cliquez sur l'image pour l'agrandir

  " La saison touristique s'annonce:
Proposition de carte postale (sic!) "

Olargues et une éolienne de 120 m de hauteur
( Les proportions ont éte respéctées)


ZDE des Avants-monts
 


Région
 : Languedoc Roussillon


Département 
: Hérault


Communauté de communes
: Orb-Jaur (Berlou, Colombières-sur-Orb, Ferrières-Poussarou, Mons-la-Trivalle, Olargues, Prémian, Roquebrun, Saint-Etienne-d'Albagnan, Saint-Martin-de-l'Arçon, Saint-Vincent-d'Olargues, Vieussan ) Pays Saint-Ponais (Boisset, Courniou, Pardailhan, Rieussec, Riols, Saint-Jean-de-Minervois, Saint-Pons-de-Thomières, Vélieux, VerrerIes-de-Moussans)


Communes
 : Riols, Pardailhan, Saint-Etienne d'Albagnan, Ferrières-Poussarou, Olargues.


Particularité
 : Parc Naturel Régional du Haut Languedoc (PNRHL)


Porteur de Projet
 : Edf Energie Nouvelle



LES IMPLANTATIONS D'EOLIENNES DANS LE PARC NATUREL REGIONAL DU HAUT LANGUEDOC

 

parc eolien dec 2009


Carte de synthése simplifiée des implantations d'éoliennes dans le Parc
Cliquez sur l'image pour l'agrandir et la télécharger

 


ALBUM PHOTO DES SIMULATIONS
Photos non contractuelles


La Fraise Commune de Ferrières Poussarou


Saint Etienne d'Albagnan (Gros plan)


Cathalo / Rodomouls

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